APL, Prime d’activité, interdiction de vapoter : les choses qui changent au 1er octobre

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29 septembre 2017
Par Mikaël Livret
Baisse des APL, augmentation de la prime d'activité, interdiction de vapoter au travail... Les choses qui changent au 1er octobre sont à découvrir ici.

C’est souvent le cas le premier jour du mois, les règles évoluent ou changent. Parfois dans le bon sens pour le porte-monnaie, parfois non. Ce 1er octobre sera synonyme de changements autant dans le budget que dans le quotidien des franciliens.

Baisse des aides au logement. En juillet, cela avait suscité la polémique : Matignon avait annoncé la baisse des Aides personnalisées au logement (APL). À compter du 1er octobre, elles diminueront de 5 € par mois. Les APL ont représenté 20 milliards d'euros de dépenses en 2016 et ont été touchées par plus de 6,5 millions de foyers. Environ 800.000 étudiants perçoivent cette aide. Un ménage bénéficiant de cette aide touche en moyenne 225€ par mois.

La prime d'activité augmentée de 20€ par mois. La prime d'activité, versée aux travailleurs aux revenus modestes, va augmenter de 20€ par mois. Une seconde étape sera engagée, à partir de 2019, pour atteindre progressivement 80€ de gain de pouvoir d'achat mensuel pour un salarié au Smic. 

Le plafond du paiement sans contact relevé. Depuis 2012, on peut payer avec sa carte bancaire sans contact, la fameuse technologie NFC. Le plafond, jusqu’alors de 20 euros par achat sera relevé ce dimanche 1er octobre à 30 euros. Au delà, il faudra composer son code. Le nombre de transaction a bondi de 110% entre juillet 2016 et juillet 2017 même si seulement 10% des achats sont effectués avec la technologue sans contact.

Interdiction de vapoter au bureau. A partir de ce dimanche, il sera interdit d'utiliser la cigarette électronique dans les établissements scolaires et ceux destinés à l'accueil, à la formation et à l'hébergement des mineurs. Mais aussi «dans les moyens de transport collectif fermés (bus, tramway, trains), ainsi que dans les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif. Les contrevenants s'exposeront à une amende de 150€. En revanche, les bars et autres restaurants ne semblent pas impactés par cette décision. En effet, comme indiqué dans le décret, elle concerne «les lieux recevant des postes de travail situés ou non dans les bâtiments de l'établissement, fermés et couverts, et affectés à un usage collectif. A l'exception des locaux qui accueillent du public».

Mannequins trop maigres : un règlement sur mesure. La mode doit tourner la page des mannequins aux membres décharnés et aux os saillants : désormais, les modèles devront fournir un certificat médical pour prouver qu'ils ne sont pas trop maigres et les photographies, modifiées pour affiner la silhouette, devront porter mention «retouchée». Les deux dispositions, votées dans la loi Santé de janvier 2016, visent à «prévenir les troubles du comportement alimentaire», notamment chez les jeunes.