Il abat son employé avant d’être interpellé par le GIGN

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08 novembre 2017
Par Mikaël Livret
Un chef d’entreprise de Saint-Fargeau-Ponthierry (Seine-et-Marne) aurait abattu l’un de ses employés de plusieurs balles, mardi 7 novembre au matin. La victime âgée de 52 ans était en procédure de licenciement. Le chef d’entreprise s’est finalement rendu après avoir menacé de mettre fin à ses jours.

Le patron de l’Atelier de peinture Chauvin, une entreprise générale de peinture bien implantée à Saint-Fargeau-Ponthierry, rue Robert-Simon, est actuellement en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie pour assassinat. Il habite au-dessus de la société.

L’entrepreneur, âgé de 58 ans, est suspecté d’avoir abattu son employé ce mardi 7 novembre. Il a tiré plusieurs fois sur la victime à son domicile, situé boulevard de la Pièce-Richard, dans une zone pavillonnaire tranquille à l’entrée de La Chapelle-Gauthier. Il aurait utilisé une arme de poing, qui a été retrouvée par les enquêteurs. Une autopsie doit être pratiquée ce mercredi 8 novembre.

L’assassin présumé rattrapé grâce au plan Epervier

Pascal Guyot était âgé de 52 ans. Il était père de trois grands enfants. Le mobile du crime serait lié à un conflit au travail. Selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Paris, avec l’appui des militaires seine-et-marnais, « l’employeur reprochait à la victime d’avoir mis en équilibre précaire la petite société de cinq employés, à Saint-Fargeau-Ponthierry », comme le précise Béatrice Angelelli, la procureure de la République de Melun, qui indique aussi que le fils de la victime y travaillait également. La perquisition menée dès mardi après-midi dans l’entreprise devait permettre d’en savoir plus.

Après les faits, l’assassin présumé a pris la fuite et a parcouru de nombreux kilomètres en Seine-et-Marne. Mais il pu être rattrapé grâce au déclenchement du plan Epervier. Retranché dans une déchetterie située entre Vulaines-lès-Provins et La Chapelle-Saint-Sulpice, il a menacé de mettre fin à ses jours.

Mais après de longues heures de négociation, il n’a finalement pas attenté à ses jours. Epuisé et encerclé depuis 13h30 par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), le chef d’entreprise de 52 ans, a fini par se rendre vers 15 heures ce mardi. Une quarantaine de militaires ont été déployés sur place, sans compter la vingtaine d’hommes du GIGN.