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La ville de Paris déterminée à fermer les berges de Seine

22 février 2018 à 10h30 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Flickr

« Nous sommes déterminés à faire de Paris une ville plus respirable ». Réaction de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, après la décision du tribunal administratif d’invalider la piétonisation des berges de Seine. La Ville compte faire appel. Selon la justice, l’étude sur laquelle se basait la mairie était imprécise.



Nouveau couac pour Anne Hidalgo. Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi la fermeture à la circulation des voies sur berge sur la rive droite de la Seine. La principale raison invoquée par les magistrats est l'irrégularité de la procédure. Selon le juge, la délibération adoptée par le Conseil de Paris le 26 septembre 2016 a été adoptée sur la base d’une étude imprécise sur les conséquences à venir sur la circulation, la pollution et les nuisances sonores.

Mais, maintenant, les voitures vont-elles pouvoir de nouveau circuler sur les voies sur berge ? Non, pas dans l’immédiat rappelle l’exécutif parisien car la mairie compte faire appel du jugement et doit prendre un nouvel arrêté de piétonnisation « dans les prochains jours, après échanges avec la préfecture ». Les discussion s’annonce tumultueuse car la préfecture a annoncé dans un communiqué que « l’aménagement tel qu’il a été projeté ne peut se poursuivre ».

Les opposants au projet fêtent leur victoire

La mairie compte donc faire appel de ce jugement. Mais ce n’est pas un appel suspensif. Ce qui veut dire que pour garder les berges fermées aux véhicules, la municipalité devra obtenir un sursis à exécution du jugement. La démarche s’annonce compliquée. Il est attribué seulement en prouvant que le jugement, s’il était exécuté, aurait des conséquences irréversibles. Et les choses étaient claires dès le début entre la mairie de Paris et les autorités : la piétonisation n’est qu’un test et il a toujours été prévu que les aménagements des berges de Seine soient réversibles…

En attendant les opposants au projet fêtent leur victoire avec en tête, la région Ile-de-France et les départements des Hauts-de-Seine, Yvelines, Essonne, Val-d’Oise et Seine-et-Marne. Plusieurs dizaines de communes de banlieue, trois associations, six riverains et deux commerçants s’étaient également joint à la procédure.