Le calvaire des habitants de la N3

Capture d'écran - Google Maps - Nationale 3 à Bondy
02 novembre 2017
Par Mikaël Livret
Ils rêvent de silence. Les riverains de la N3 entre Bondy et les Pavillons-sous-Bois n’en peuvent plus du passage incessant des véhicules, de jour comme de nuit. 60 000 voitures et camions circulent chaque jour dans ce secteur classé « point noir du bruit » par le département.

Ils n’en peuvent plus ! Les riverains de la Nationale 3, entre Bondy et les Pavillons sous Bois voient passer chaque jour le flot incessant de véhicules. Au moins 60 000 voitures et camions au quotidien. Autant dire autant de bruit sous leurs fenêtres et un vrai calvaire à endurer pour leurs oreilles.

Le tronçon situé entre les boulevards Gallieni et Aristide-Briand a été classé « point noir du bruit » par le département. Cette appellation concerne les lieux où les nuisances relevées en façade supérieure des habitations dépassent les 70 décibels (dB) le jour et 65 dB la nuit, soit le bruit d’un aspirateur pour comparer. Une nuisance sonore susceptible d’altérer la santé, et à laquelle il est quasi-impossible de s’habituer.

Contactée par nos confères du Parisien, Sylvine Thomassin, la maire (PS) de Bondy, dit « travailler à la N 3 de demain pour métamorphoser ce déversoir à voitures, d’une grande brutalité pour ceux qui y habitent, en un endroit où il fait bon vivre ».

Corinne Valls, vice-présidente du conseil départemental, promet de son coté que le trafic routier sera « réduit de 18 % avec l’arrivée du Tzen 3, à l’horizon 2021 ». La mise en circulation de ce super-bus, qui doit s’implanter au milieu de la N 3, « sera accompagnée de la transformation de la quatre-voies en une deux-voies ». Pas sur que cela suffisent à diminuer le bruit par 2 !

Même le double vitrage ne suffit pas

En attendant, des constructions neuves ont fleuri au bord de la route. Avec des fenêtres toutes neuves, on peut se dire que l’isolation sera meilleure. Mais non. Selon les habitants, même le double vitrage ne suffit pas ! Le bruit des moteurs et des klaxons est plus fort. On ne parle même pas des immeubles plus anciens où le double vitrage n’est qu’un doux rêve.

Le département de Seine-Saint-Denis vient de prolonger jusqu’en 2020 tout un arsenal de mesures financières d’accompagnement pour aider les riverains de tous les « points noirs du bruit » du département à s’en prémunir.

Combien devront-ils payer pour s’isoler ?

La Seine St Denis peut financer jusqu’à 90% des travaux d’isolation phonique. Par exemple, pour un devis à 3 000 €, la famille n’aurait à payer que 300€. 1000 logements seront concernés par les aides pour les travaux d’isolation d’ici à 2020.

« Il faut convenir d’un rendez-vous avec le bureau d’études, qui réalise un diagnostic puis établit une estimation du montant
des travaux et un devis. Il vous appartient alors de décider d’engager ou non les travaux d’isolation. A la suite de votre accord, le bureau d’études établit un projet de convention de financement à conclure avec le département. La convention fixe enfin le programme des travaux et le montant de la subvention.

Renseignements : operationantibruit@seinesaintdenis.fr ou 0.800.27.84.87 (gratuit depuis un poste fixe).