Le violeur d’enfants aurait-il pu être arrêté avant ?

Capture d'écran - Google Maps - École Logie - Courbevoie
15 décembre 2017
Par Mikaël Livret
Un ex-animateur périscolaire de la ville de Courbevoie (Hauts-de-Seine) est accusé d’agressions sexuelles sur des seize enfants de 5 à 8 ans. En attendant d’être jugé, le parquet cherche à savoir s’il n’aurait pas pu être arrêté avant 2015. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire pour non-dénonciation.

Il n’a pas nié. Les faits, Edouard de B. les a reconnus dès sa garde à vue et cela a conduit le parquet de Nanterre à requérir, le 26 novembre, son renvoi devant une cour d’assises. Mais selon 20minutes, le parquet aurait également décidé, fin octobre, d’ouvrir une enquête préliminaire pour « non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs à l’autorité judiciaire ».

Elle vise à déterminer si les agissements de cet animateur n’auraient pas pu être signalés à la justice plus tôt qu’en 2015, date de sa mise en examen, évitant ainsi d’autres victimes.

Mis à pied en 2013

Les enquêteurs ont en effet découvert qu’il avait été mis en cause par un premier enfant dès le mois de décembre 2012, puis par un autre en août 2013. A l’époque, Édouard de B., souffrant d'une légère déficience mentale, s’occupe des petits d’une école avant et après la classe ainsi que sur le temps de la cantine.

Alertée en interne, la mairie de Courbevoie qui l’emploie au sein d'une structure baptisée Vacances Animation Loisirs (VAL) décide, le 4 septembre 2013, de le suspendre quatre mois. Mais l’autorise finalement à reprendre son activité professionnelle, le 6 janvier 2014 dans une autre école de la ville, sans qu’aucune sanction administrative ou disciplinaire ne lui soit infligée.

Dans cette affaire, les responsables du VAL se sont toujours défendus en expliquant avoir saisi la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), son autorité de tutelle, qui a mise en place un « protocole de surveillance » de l’animateur pendant six mois. Ce qui n’avait pas été fait soigneusement par la directrice à l’époque.

Le prédateur avait alors eu tout le loisir de récidiver dans les toilettes et le gymnase de l’école où il était en poste. En tout, il aura fait seize victimes âgées de 5 à 8 ans. Si Edouard de B. devrait être jugé l’année prochaine, l’enquête est loin d’être clôt. Les enquêteurs cherches maintenant à comprendre pour personnes ne l’a dénoncé plus tôt !