Les voies sur berges resteront piétonnes à Paris

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05 mars 2018
Par Mikaël Livret
Anne Hidalgo l’assure ce matin malgré la décision de justice. La maire de Paris compte prendre un nouvel arrêté en attendant de faire appel. La région Ile-de-France propose un compromis.

Le bras de fer continu. Alors que la justice a invalidé la piétonisation des berges de Seine le mois dernier, la maire de Paris, Anne Hidalgo, contre attaque dans une interview publiée ce lundi matin dans Libération. « Dès cette semaine, avec le soutien de l’Etat qui accompagne cette démarche, je vais prendre un arrêté, mobilisant les pouvoirs de police du maire, pour maintenir la piétonnisation de cette voie », déclare Anne Hidalgo.

Pour ne pas se faire recaler par la justice, la maire de la capitale assure que cet arrêté prendra en compte les recommandations du tribunal. Ainsi il sera fondé sur une base légale à savoir la défense du patrimoine et l’intérêt touristique plutôt que la stricte défense de l’environnement.

La maire socialiste annonce également son intention de faire appel de la décision du tribunal administratif et assure que le préfet de police de Paris, comme l’Elysée, sont convaincus qu’il ne faut pas rouvrir les berges à la circulation automobile.

La région vise le compromis

Pour la ministre des transports, Elisabeth Borne, l’idée est bonne et mérite d’être appliquée. En revanche elle n’a pas manqué de souligner le manque de pédagogie de la mairie de Paris pour la faire appliquer. Du côté de la région Ile-de-France, on cherche le compromis. La présidente de la région, Valérie Pécresse, propose des mesures « alternatives et progressives », « moins brutales », qui réintroduisent temporairement la voiture sur ces voies sur berge jusqu’à leur piétonnisation totale en 2021. Une transition en douceur.