Que vous réserve l’Ile-de-France pour 2018 ?

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19 décembre 2017
Par Mikaël Livret
Le conseil régional est en plein vote sur son budget qui fixera la feuille de route pour l’année prochaine.

Quelle ligne conductrice pour la région parisienne en 2018 ? Les élus du conseil régional d’Ile-de-France planchent sur le budget jusqu’au mercredi 20 décembre. Le contexte : des recettes en baisse (-2,4%). Malgré tout, Valérie Pécresse (LR), qui préside à la destinée de la région depuis fin 2015, entend maintenir le cap en poursuivant les efforts d’investissements: « Ils auront augmenté de 25 % par rapport à 2015. »

Côté dépenses de fonctionnement, c’est l’inverse : - 12%, soit une économie de près de 120 € par Francilien. Cela passe par des diminutions d’effectifs, le passage aux 35 heures et le déménagement fin janvier du conseil régional des quartiers huppés du VIIe vers Saint-Ouen (93), « ce qui divisera les loyers par deux ».

L’Ile-de-France se fixe trois objectifs

-Faire de l’Ile-de-France « la première région écologique d’Europe ». La somme d’1,9 Mds € sera consacrée à la politique écologique et au développement durable, avec davantage d’argent prévu pour le financement de projets énergétiques propres et la création d ‘espaces verts.

-Les transports. Mais la grande majorité de ce 1,9 Mds€ sera consacrée à l’accélération de gros chantiers transports : prolongement de la ligne 11 du métro vers Rosny - Bois-Perrier, du tram-train Massy - Evry, de la ligne 4 vers Bagneux, du T1 entre Gennevilliers et Colombes.

-Les routes. Un coup d’accélérateur sera donné à plusieurs chantiers pour faire sauter les bouchons : aménagement du boulevard du Parisis (95), déviation de Verneuil-Vernouillet (78), contournement de Roissy (77 - 95), desserte du port de Bonneuil (94). Et 18 M€ serviron à « promouvoir l’usage du vélo (pistes cyclables,etc).

Formation, emploi... La région mise sur l’attractivité

La région maintient son objectif : 100 000 apprentis (ils sont environ 80 000 actuellement dans les CFA) et 20 000 demandeurs d’emplois en formation d’ici 2021, à la fin du mandat de Valérie Pécresse.

-Les Lycées. Dans le cadre du plan d’urgence de 5 Milliards d’euros pour en finir avec les lycées surchargés et parfois vétustes, près de 780 millions d’euros seront débloqués l’an prochain. Parmi les quatorze opérations en 2018 : les rénovations globales des lycées Le Corbusier à Poissy (78) et Ferry-Cormier à Coulommiers (77), la livraison du lycée international de Courbevoie (92) et d’un lycée à Boulogne (92), le lancement de cinq lycées à Versailles (78), Pierrefitte (93), Saclay (91), Cormeilles (95) et Vincennes (94) et une restructuration du lycée de Courcouronnes (91).

-Le supérieur. 50 M€ sont prévus pour soutenir notamment quatre équipements universitaires : le campus Condorcet à Aubervilliers (93), la bibliothèque à Nanterre (92), la réhabilitation de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort (94) et la construction d’un bâtiment pour les étudiants en tourisme de l’UPEM à Val-d’Europe (77).

-Parmi les autres mesures pour une région plus attractive : l’accompagnement de 190 PME « porteuses de croissances » (31,5 M€) et de projets liés à l’intelligence artificielle et à l’innovation (44 M€), le développement du coworking dans les zones rurales (3,5 M€), 10 Millions d'euros pour le très haut débit...

Rapprocher la banlieue 

24 Millions d’euros seront strictement dédiés à la ruralité (modernisation des équipements dans les petites communes, parcs naturels, aide à la sauvegarde des petits commerce...). Si ces aides auront quasiment triplés par rapport à 2015... elle restent minimes au regard du budget de l’Ile-de-France qui dépasse les 5 milliards.

-La culture. La politique culturelle ayant aussi vocation à se développer dans les campagnes, la région va faire des chèques (94 M€) aux communes qui souhaitent valoriser leur patrimoine ou moderniser leur médiathèque, cinéma, musée... Sans oublier des aides à la création.

-Sport. Depuis 2015, les aides ont pratiquement doublé. 27 M€ sont prévus pour épauler les communes dans la construction de piscines et d’équipements sportifs de proximité. La région versera aussi sa part (19 M€) pour soutenir les JO 2024 (centre aquatique olympique, rénovation du stade Yves-du-Manoir...).

-Sécurité. Valérie Pécresse versera l’an prochain 10 M€ pour la sécurisation des lycées et une somme équivalente pour son « bouclier sécurité » en faveur des communes. Objectif : les aider à équiper leur police municipale et faire davantage de vidéo-protection.