Se loger coûte moins cher en Ile-de-France

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21 septembre 2017
Par Mikaël Livret
Le gouvernement a dévoilé son plan logement. Une série de mesures destinées à "construire plus, mieux et moins cher". Au programme entre autres : la création d'un nouveau type de bail pour les étudiants, le prolongement du prêt à taux zéro sous certaines conditions et des mesures fiscales plus avantageuse sur les ventes de terrains.

Une "politique globale" pour lutter contre les "graves inégalités" en matière de logement. Le gouvernement a présenté une série de mesures destinées à "construire plus, mieux et moins cher, répondre aux besoins de chacun et améliorer le cadre de vie". Au programme : de forts abattements fiscaux sur la vente de terrains en zone tendue, la création d'un nouveau type de bail pour les étudiants ou encore un prolongement du dispositif Pinel ou du prêt à taux zéro, mais dans un cadre plus restrictif.

Une incitation fiscale à vendre des terrains

Le gouvernement a d'abord annoncé de forts abattements fiscaux sur les plus-values pour la vente de terrains en zones tendues pendant trois ans. Une décision prise dans le but d'accélérer la libération du foncier et construire rapidement des logements. "Cet abattement sera de 100% pour la vente de terrains permettant de construire du logement social, de 85% pour du logement intermédiaire et de 70% pour du logement libre", a précisé le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires Julien Denormandie, lors d'une conférence de presse.

Le prêt à taux zéro et le dispositif Pinel prolongés pour quatre ans

Deux aides publiques – le prêt à taux zéro (PTZ) octroyé aux ménages accédant à la propriété et l'avantage fiscal dit Pinel consenti aux particuliers achetant un logement pour le louer – seront "prolongées pendant quatre ans" mais réduites, a annoncé le gouvernement. De 2018 à fin 2021, ces aides seront "mieux ciblées pour construire plus vite en zone tendue et soutenir la revitalisation dans les zones détendues".

Un "bail mobilité" pour les étudiants

Le secrétaire d'Etat a annoncé la création d'un "bail mobilité" d'une durée allant de un à dix mois, à destination des étudiants et des jeunes actifs. "Aucun dépôt de garantie ne sera demandé", a-t-il précisé. Une mesure qui pourra notamment profiter aux étudiants en formation en alternance.

80 000 logements construits pour les jeunes

Le gouvernement prévoit également de construire 60 000 logements pour les étudiants et 20 000 destinés aux "jeunes actifs" sur le quinquennat. Il va également proposer une "solution de garantie à l'ensemble des étudiants locataires sans conditions de ressources et pour tous les logements", a ajouté le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard.

L’immobilier se porte bien en Ile-de-France

L’Observatoire du logement neuf d’Ile-de-France constate une hausse des ventes, des mises en vente et des prix sur un an. Avec toutefois quelques disparités. L’Ile-de-France totalise 7 574 ventes de logements neufs au second trimestre 2017, soit une augmentation de 12 % comparé à la même période en 2016. Cette poussée des ventes est portée par les départements de la Seine Saint-Denis (+ 59 %), du Val de Marne, (+ 34 %) et du Val d’Oise (+ 66 %). Avec les Hauts-de-Seine où 1 310 logements ont été vendus, ces trois territoires excèdent chacun les 1 000 ventes. 

Des prix de l'immobilier en hausse sur 1 an, mais stables sur 3 mois

Sur un an, la progression des prix se mesure sur tous les départements. Elle oscille de 0,8 % en Seine et Marne à 4,7 % en Essonne. Les évolutions les plus sensibles se situent principalement en grande couronne, la hausse étant plus mesurée en zone centrale. Paris affiche bien évidemment la valeur la plus haute avec un prix moyen de 11 377 €/m², en hausse de 1,6 % sur un an, suivi par les Hauts-de-Seine à 6 802 €/m² (+ 2,8 %). À l’autre bout de la chaîne, la Seine et Marne et l’Essonne dépassent à peine les 3 800 €/m² et restent les territoires les plus abordables de la région parisienne.