Toujours pas de bus à Melun

Commons wikimedia
14 décembre 2017
Par Mikaël Livret
Les conducteurs du réseau Mélibus exercent leur droit de retrait ce jeudi pour le troisième jour consécutif. Un mouvement qui fait suite à la violente attaque d'un bus lundi soir à Vaux-le-Pénil.

Un véritable guet apens ! Le trafic est encore fortement perturbé ce jeudi sur le réseau Melibus, qui dessert les vingt communes de l’agglomération melunaise et compte plus de 30 000 usagers par jour. En cause : un violent caillassage survenu lundi soir vers 22 h 40 à Vaux-le-Pénil sur la ligne C à hauteur du centre commercial des Trois Rodes. Résultat : la quasi-totalité des chauffeurs devant circuler ce 12 décembre ont exercé leur droit de retrait.

« La direction de Transdev a minimisé les choses en parlant de simples jets de projectiles alors que c’est un massacre ! », commence Stéphane Grosjant, délégué CGT en montrant le bus garé dans l’atelier avec ses onze impacts sur la vitre latérale du chauffeur, mais aussi une vitre arrière totalement explosée, une porte forcée et le toit très dégradé.

« C’était un guet-apens. Le chauffeur a été contraint d’avancer là où des personnes cagoulées l’attendaient. Dans une vidéo, on voit qu’ils forcent la porte du bus. Ils ont fait brûler une poubelle juste derrière le véhicule. Heureusement, nos agents de terrain et de prévention sont arrivés les premiers », pointe Hafid Chati, délégué UST-SUD, qui demande une prime de risque pour tous les salariés.

Indemne, mais choqué, le chauffeur a porté plainte. La direction de Transdev devait le faire aussi.