Info locale

Une amende contre le harcèlement de rue

06 mars 2018 à 09h19 Par Mikaël Livret
Crédit photo : PxHere

Elle verra le jour dans les mois à venir. Le gouvernement a confirmé vouloir créer une amende contre le harcèlement de rue dont le montant sera compris entre 90 et 750€. 


« Outrage sexiste ». C’est le nom très officiel donné à l’infraction de harcèlement de rue. Le gouvernement a confirmé le principe d'une amende forfaitaire pour sanctionner les auteurs de harcèlement sexuel ou sexiste dans la rue. La mesure doit être inscrite dans le futur projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles qui sera présenté "fin mars".

Concernant cette amende de 4e classe, c'est-à-dire un montant allant de 90 à 750 euros, elle verra le jour dans les mois à venir. L'infraction décrite dans le rapport vise essentiellement les gestes déplacés, sifflements et autres remarques obscènes visant les femmes dans l'espace public.

Dans le cadre de ce projet de loi, les sanctions seront renforcées contre les violeurs. Les peines pour les crimes d'atteinte sexuelle envers les mineurs de moins de 15 ans seront aussi alourdies.

C’est en Ile-de-France que les faits de harcèlements de rue sont les plus nombreux

L’Ined (Institut national d’études démographiques) a récemment publié un rapport sur le harcèlement de rue et les agressions sexuelles. Les conclusions définitives ne seront dévoilées qu’au mois de décembre.

En attendant sans surprise, c’est en Ile-de-France que les faits de harcèlements de rue sont les plus nombreux. On apprend que les femmes sont ainsi 20 % à avoir eu à faire au moins une fois à des sifflements lors de l’année passée. 8 % ont connu des insultes, 3 % furent suivies. 2 % d’entre elles ont, pour leur part, subi des attouchements ou un baiser forcé.

En tout, 37% des femmes et 18% des hommes âgés de 20 à 69 ans ont déclaré avoir subi au moins un fait dans les douze derniers mois. Des proportions qui augmentent selon la classe d’âge puisque chez les franciliennes 68% des 20-24 ans ont été victimes de violences sans plus de précisions sur le profil des agresseurs.