Environnement : 2/3 de la faune sauvage ont disparu en moins de 50 ans

10 septembre 2020 à 8h24 par Iris Mazzacurati

Cette tendance pourrait, par ailleurs, favoriser de nouvelles pandémies, comme celle du Covid-19, al

Crédit : Pixabay - Photo d'illustration

Les chiffres, révélés par l'association du Fond mondial pour la nature WWF dans un rapport, jeudi 10 septembre, font froid dans le dos. Depuis 1970, la planète s'est dépeuplée des deux-tiers de ses animaux sauvages.

"Depuis 1970, la taille des populations de vertébrés sauvages a décliné de 68%", s’alarme WWF dans son rapport Planète vivante 2020


 



�xa� SOS nature �x� �x�x�xÈ�x�}�xÈ Depuis 1970, la taille des populations de vertébrés sauvages a décliné de 68%.�x� Stop à l'érosion du vivant ! Exigeons des décideur·euse·s une réelle protection de la #biodiversité !�x Lire notre #RapportPlanèteVivante �x0 https://t.co/LJEl9wgLBm pic.twitter.com/PhuiTRforN


— WWF France �xÈ (@WWFFrance) September 10, 2020




Pour arriver à cette évaluation, le WWF utilise l'Indice planète vivante (IVP) qui se base sur 4 000 espèces de vertébrés, répartis en quelque 21 000 populations d'animaux à travers le monde. Il est publié tous les deux ans, en partenariat avec la Société zoologique de Londres.


« L’indice Plane̬te Vivante 2020 mondial indique une chute moyenne de 68 % (fourchette : de -73 % a̬ -62 %) des populations suivies de mammife̬res, oiseaux, amphibiens, reptiles et poissons entre 1970 et 20161. » annonce le WWF.


« A̬ l’heure actuelle, l’IPV ne contient que des données relatives aux vertébrés, précise WWF, car, historiquement, ceux-ci ont été mieux suivis. Des efforts pour intégrer des données relatives aux invertébrés sont en cours afin d’élargir notre compréhension de l’évolution des populations de faune sauvage. »


La cause principale de cet effondrement ? La destruction des habitats naturels, notamment à cause de l'agriculture. Cette tendance pourrait, par ailleurs, favoriser de nouvelles pandémies comme celle du Covid-19 en précipitant les contacts entre humains et animaux, ce qui favoriserait la transmission de virus d'une espèce à l'autre.


« La baisse de 94 % de l’IPV pour les sous-régions tropicales des Amériques est le déclin le plus important jamais observé dans une région. La conversion des prairies, des savanes, des foreÂts  et des zones humides, la surexploitation des espe̬ces, le changement climatique et l’introduction d’espe̬ces exotiques sont des facteurs clés de ce déclin. »


Depuis 2018, date du dernier rapport, la chute de biodiversité qui était alors de 60% continue de s’accélérer pour la période 1970-2014.


« Depuis 1970, notre empreinte écologique dépasse le taux de régénération de la Terre. Ce dépassement détériore la santé de la plane̬te et, avec elle, les perspectives de l’humanité. » met en garde la WWF.