Triangle de Gonesse : deux associations saisissent le Conseil d’Etat

23 novembre 2021 à 6h23 par Lucas Pierre

Ils dénoncent la construction d'une station de métro sur les 280 hectares de terres agricoles.

Crédit : CC0

Des opposants au Triangle de Gonesse annoncent avoir saisi le Conseil d’Etat pour dénoncer l’urbanisation de 280 hectares de terres agricoles. Cette zone doit accueillir une gare de la ligne 17 du métro dont la mise en service est prévue pour l’horizon 2030.

Deux associations de défense de l'environnement ont annoncé lundi saisir le Conseil d’État contre la future ligne 17 du métro du Grand Paris, dénonçant surtout la création d'une gare sur le Triangle de Gonesse (Val-d'Oise). Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) et la FNE (France Nature Environnement) Ile-de-France "ont décidé de déposer un recours devant le Conseil d’État contre la ligne 17 nord du Grand Paris Express, entre Bonneuil-en-France et Le Mesnil-Amelot", dans le nord-est de la région parisienne, ont annoncé ces organisations dans un communiqué.


Elles dénoncent l'urbanisation du Triangle de Gonesse, une zone de 280 hectares de terres agricoles qui doit accueillir une gare de métro, sans "aucune utilité" à leurs yeux, et diverses activités dont une extension du marché de Rungis. "La ligne 17 nord représente un gâchis d'argent public et une entorse majeure aux engagements pris par la France dans le cadre de la COP 26" de Glasgow, a déclaré le CPTG. Cette nouvelle desserte doit toutefois passer par le parc des exposions de Villepinte et surtout l'aéroport de Roissy, gros pourvoyeur d'emplois pour les habitants du secteur, à ce jour contraint d'emprunter la voiture.


Les opposants organisent régulièrement des manifestations et mènent une bataille judiciaire contre le projet. Le 7 octobre la cour administrative d'appel de Paris a rejeté leur recours, estimant que la procédure n'était entachée d'aucun vice et que des mesures de "compensation" étaient prévues dans l'étude d'impact. "La gare du Triangle de Gonesse, et plus généralement le développement économique et durable de ce territoire, représente un espoir aux nombreuses perspectives positives", s'était alors félicitée Marie-Christine Cavecchi, présidente (LR) du conseil départemental du Val-d'Oise. Ce pourvoi devant le Conseil d’État n'étant pas suspensif, il n'empêche pas la poursuite des travaux.


La mise en service de la ligne 17 est prévue en 2030.


 


(Avec AFP)