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Info locale

2.800 migrants évacués de la porte de la Chapelle

07 juillet 2017 à 12h28 Par Rédaction

Avant la présentation du « plan migrants » du gouvernement, les autorités ont procédé ce vendredi matin à l'évacuation de plusieurs campements sauvage dans le nord de Paris. Près de 3.000 migrants ont été mis à l'abri.

Pour la 34e fois en deux ans, les préfectures de police de Paris et d'Île-de-France ont mené ce vendredi matin une opération de «mise à l'abri» pour mettre fin à des campements qui présentent des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants et des riverains.

Une vaste opération a donc été menée dans le nord de Paris, à quelques jours maintenant de la présentation par le gouvernement d'un «plan migrants». Plus de 2.800 réfugiés s'étaient installés depuis plusieurs semaines porte de La Chapelle, près d'un centre humanitaire saturé. Cette opération a mobilisé près de 350 effectifs de la préfecture de Police ainsi qu'une centaine de personnels de l'État et de ses partenaires. La préfecture de police et la préfecture d'Ile-de-France dans un communiqué commun, précisent qu'une "solution d'hébergement provisoire" a été proposée à tous les migrants évacués.

Plusieurs centaines d'Afghans, Soudanais, Somaliens se pressaient vers 6 heures en groupes serrés près du centre humanitaire pour migrants ouvert en novembre porte de la Chapelle dans l'attente de leur évacuation. Cette opération a mobilisé une soixantaine de bus, selon la préfecture d'Île-de-France.

Cette évacuation était très attendue alors que le campement ne cessait de grossir et les conditions de vie s'y dégrader, aussi bien d'un point de vue sanitaire que pour les tensions communautaires. Les associations, redoutant pour la vie même des migrants, ne cessaient d'y dénoncer des conditions de vie déplorables et l'absence de structures sanitaires.

Un dispositif d'accueil saturé

Jeudi, le préfet d'Ile-de-France Michel Cadot avait parlé de 1600 migrants décomptés dans les quartiers nord de Paris, en promettant qu'une opération de mise à l'abri serait «rapidement» organisée. Selon Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile, le campement grossissait chaque semaine avec «200 personnes supplémentaires». Le 9 mai, un peu plus de 1600 migrants avaient déjà été évacués de campements insalubres installés au même endroit, dans ce qui constituait la plus grosse opération de mise à l'abri en six mois.

Face à cette situation, la maire de Paris a envoyé au gouvernement et aux parlementaires une proposition d'une dizaine de pages dans l'optique d'une «loi d'orientation et de programmation pour l'accueil des migrants humanitaires et pour une politique nationale d'intégration». Son projet comporte trois axes: l'accueil des migrants, la politique d'intégration et la refonte des structures de pilotage. Le ministère de l’intérieur prépare aussi son propre texte sur le sujet.