Commerçants, artisans, entrepreneurs, On est là pour vous → communiquez local - en savoir plus
Info locale

8 morts dans un incendie : le procès du drame de la rue Myrha s’ouvre aujourd’hui

30 novembre 2020 à 13h20 Par Lucas Pierre
Un sans-abri, aujourd'hui présumé innocent, avait été placé en détention provisoire pendant un an.
Crédit photo : DR

Cinq ans plus tard, le procès de l’incendie de la rue Myrha s’ouvre à Paris. Le drame avait fait huit morts, dont deux défenestrés. Le cas d’un homme d’abord suspecté et incarcéré pendant un an finalement présumé innocent doit être abordé.

A l’époque, c’est l’incendie ayant frappé la capitale le plus meurtrier depuis 2005. Il y a cinq ans, vers 2h30 du matin, les pompiers sont appelés pour intervenir sur un incendie, rue Myrha. Se retrouvant face à une petite alerte - simple feu de morceaux de papiers rapidement éteint - les pompiers s’en vont. Ils sont rappelés deux heures plus tard, au même endroit, pour se retrouver face à un immeuble frappé par un incendie impressionnant.

Les habitants du dernier étage se retrouvent piéger par les flammes, rapidement montées. Une fois l’incendie maîtrisé, ce sont six corps carbonisés que les pompiers retrouvent, dont deux enfants de 8 et 14 ans. Deux autres personnes ont perdu la vie au cours du sinistre après s’être défenestrés. On découvre plus tard que l’incendie est parti d’une poussette.

Emotion nationale

Le sinistre est si effroyable que même le Président de la République réagit. François Hollande déclare le jour-même de l’incendie que « tout est mis en oeuvre pour faire la lumière sur l’origine de ce drame ». La France entière est sous le choc.

Dans l’enquête sur les origines de l’incendie, un premier homme est suspecté, après visionnage des caméras de surveillance, d’avoir démarré l’incendie. Il s’appelle Mourad, sans-abri, et il est retrouvé avec un briquet et une bougie dans la poche et sera ensuite placé en détention provisoire. C’est finalement un habitant de l’immeuble qui avoue, un an plus tard, avoir mis le feu à la poussette. Depuis le sans-abri a obtenu un non-lieu mais n’a pas encore obtenu réparation pour son année passée en prison concernant un drame avec lequel il n’avait rien à voir.