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Info locale

À Paris, un policier et un jeune se battent à mains nues !

18 juillet 2017 à 12h10 Par Mikaël Livret

Une bagarre de rue entre un policier et un jeune homme de 20 ans. Les faits remonteraient à la fin du mois de juin, près de la porte de la Chapelle à Paris. 800 000 vues plus tard sur internet, le parquet de Paris à ouvert une enquête préliminaire.

Un combat à mains nues, en pleine nuit dans le 18e arrondissement de Paris, entre un policier et un jeune homme de 20 ans. Des coups sont échangés, le policier tombe à terre, les jeunes s’enfuient et la police repart comme si de rien n’était. Alerté après la diffusion sur les réseaux sociaux de la vidéo, vue plus de 800.000 fois, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire ce lundi.

Les faits remontent à la nuit du 27 juin, à 3h du matin, dans le quartier de la Porte de la Chapelle. Des habitants ont installé sur le trottoir une table, un écran et une console de jeu. «La patrouille est venue une première fois», raconte «Dybala», le jeune homme de la vidéo, interrogé par France24. « Le policier avec qui je me suis battu par la suite était déjà nerveux et agressif. Il a menacé de nous gazer si on ne rangeait pas la PlayStation. »

«Nous avions commencé à ranger quand le policier s’est dirigé vers moi et m’a poussé en me parlant mal. Il a fini par me mettre une gifle. Moi aussi je suis nerveux et insolent, alors je lui ai dit de se décaler et de me gifler à nouveau s’il ose. Il l’a fait.» Les deux hommes se battent alors, entourés par un petit groupe de policiers et d’habitants. «Les agents de la patrouille ont dit de ne pas séparer. Et quand le policier est tombé, je l’ai blessé à l’arcade», relate Dybala à la chaine d’info.

(La vidéo a été publiée sur le compte Facebook de l’Observatoire nationale des violences policières)

Lui et ses copains s’enfuient, la patrouille remonte dans son véhicule et repart. «Le policier est repassé deux jours après rue Raymond Queneau, il m’a nargué en me disant t’es content, tu fais le buzz. Cette fois je n’ai pas répondu», assure le jeune homme.

Un phénomène qui ne serait pas isolé

Diffusée d’abord sur la page Facebook de l’Observatoire nationale des violences policières, la vidéo a attiré l’attention sur un phénomène qui ne serait pas isolé. «Faire le coq dans la basse-cour, surtout devant ses collègues, ce n’est pas nouveau, raconte un témoin de la scène. Les histoires de ce genre, on en connaît tous.»

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) enquêterait pour identifier l’agent présent sur cette vidéo. Ces violences constituent un délit qui peut être puni jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Les policiers risquent quant à eux des sanctions administratives, qui peuvent aller jusqu’à la révocation.