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Info locale

Affaire Gabriel : une information judiciaire a été ouverte, près d’un an après les faits

30 avril 2021 à 13h15 Par Lucas Pierre
Âgé de 14 ans à l'époque des faits, Gabriel avait été surpris en train de voler un scooter dans la nuit du 25 au 26 mai 2020.
Crédit photo : Capture d'écran Loopsider

Une information judiciaire a été ouverte dans l’affaire Gabriel, près d’un an après les faits. Un juge d’instruction va enquêter sur les circonstances de l’arrestation du garçon de 14 ans au mois de mai 2020.

Près d’un an après le début de l’affaire Gabriel, on apprend ce vendredi 30 avril qu’une information judiciaire a été ouverte pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ». Concrètement, l’affaire va être confiée à un juge d’instruction dont le rôle sera de rassembler tous les éléments permettant d’établir la vérité dans cette affaire. Des mises en examen pourraient être annoncées à l’issue de l’information judiciaire.

Dans la nuit du 25 au 26 mai 2020, alors que la France sortait tout juste du premier confinement en raison de la crise sanitaire de la Covid-19, Gabriel, un jeune de 14 ans à l’époque, est surpris en train de voler un scooter avec un ami dans la ville de Bondy (Seine-Saint-Denis). L’interpellation du jeune dérape, puisqu’il en ressort avec une fracture maxillaire étendue à l’os de l’œil gauche.

Deux versions de l’arrestation

Alors que s’est-il passé lors de cette interpellation ? Deux versions différentes sont évoquées. D’abord celle des policiers. Ils assurent que le garçon aurait fui à la vue des forces de l’ordre avant de chuter et de résister à son arrestation. Une version contestée par Gabriel. Lui, affirme avoir été frappé à plusieurs reprises au visage par les policiers et avoir été insulté.

Suite à l’interpellation de Gabriel, qui a nécessité une hospitalisation pour à l’hôpital Necker afin qu’il ne perde pas la vue, la mère du jeune garçon a porté plainte à deux reprises. Une première fois, le 27 mai, deux jours après l’arrestation, auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et une seconde fois auprès du parquet de Bobigny pour « violences aggravées ».