Commerçants, artisans, entrepreneurs, On est là pour vous → communiquez local - en savoir plus
Info locale

Affaire Olivier Duhamel : le directeur de Sciences Po Paris dans la tourmente

07 janvier 2021 à 15h05 Par Maud Tambellini
Le directeur de Sciences Po affirme avoir "manqué de discernement" et se dit "prêt à en subir les conséquences".
Crédit photo : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Une enquête pour viols et agressions sexuelles a été ouverte contre Olivier Duhamel après des accusations d’inceste sur son beau-fils. Si dans un premier temps le directeur de Sciences Po Paris s’est dit stupéfait ; il vient d’admettre avoir eu vent de rumeurs.

Lundi 4 janvier, on apprenait qu’Olivier Duhamel était accusé d’inceste sur son beau-fils. Le politologue français décidait alors de démissionner de toutes ses fonctions ; y compris de la présidence de la fondation nationale des sciences politiques ; organe qui finance Science Po Paris.

Dans un premier temps, le directeur de la prestigieuse école s’est dit stupéfait et « sous le choc » de ces accusations. Mais Frédéric Mion a finalement admis auprès du journal le Monde avoir été alerté en 2019 des accusations d'inceste visant Olivier Duhamel.

En effet en 2019, l'ancienne ministre socialiste de la Culture, Aurélie Filippetti, alors enseignante à Sciences Po Paris, apprend par deux proches d'Olivier Duhamel que ce dernier est accusé d'abus sexuels sur son beau-fils à la fin des années 1980. Elle décide alors d'en informer Frédéric Mion, selon le Monde.

"Je vais trouver à son cabinet Jean Veil, avocat dont Olivier Duhamel est l'associé", a expliqué M. Mion au Monde mercredi soir. "Il m’assure qu’il ne s'agit que de rumeurs. Je me suis laissé berner", a-t-il ajouté.

"C’est vrai, je n’ai pas réagi après avoir été contacté par cette enseignante", a aussi convenu le directeur de Sciences Po, affirmant avoir "manqué de discernement" et se disant "prêt à en subir les conséquences".

Jeudi 7 janvier, une dizaine d'étudiants se sont installés devant l'Institut de la rue Saint-Guillaume pour réclamer sa démission. Ils n'étaient qu'une poignée en fin de matinée selon l'AFP, mais devaient se relayer toute la journée.

(Avec AFP)