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Info locale

Attaque de Rambouillet : la fonctionnaire de police décorée à titre posthume

29 avril 2021 à 12h15 Par Iris Mazzacurati
Les hommages se sont multipliés depuis le meurtre de l’employée de la police de Rambouillet, Stéphanie Monfermé, le 23 avril dernier.
Crédit photo : BERTRAND GUAY / AFP

Stéphanie Monfermé, la fonctionnaire de police de 49 ans assassinée la semaine dernière à Rambouillet, sera décorée de la Légion d'honneur par le Premier ministre, Jean Castex, vendredi 30 avril, lors d'une cérémonie d'hommage national.

Le chef du gouvernement présidera cette cérémonie à Rambouillet, lors de laquelle il doit prononcer un discours avant de remettre la Légion d'honneur à titre posthume à la victime, à quelques mètres du commissariat où elle a été mortellement agressée au couteau vendredi 23 avril, en début d'après-midi.

Lors de cette cérémonie d'hommage, Jean Castex sera accompagné du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, du garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, de la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, de la ministre de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, de la ministre de la Ville, Nadia Hai, et du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

La victime doit également être citée à l'ordre de la Nation, remise aux personnels de l'État morts en service.

Emmanuel Macron doit pour sa part assister jeudi aux obsèques privées de Stéphanie Monfermé.

Vif émoi

L'assassinat de cette agente administrative du commissariat a soulevé un vif émoi dans le pays, venant s'ajouter à la décapitation de l'enseignant Samuel Paty il y a six mois et la tuerie de la préfecture de police de Paris en octobre 2019.

L'auteur de l'attaque, Jamel Gorchene, un ressortissant tunisien de 36 ans titulaire d'une carte de séjour, a été tué par les tirs d'un policier.

Ce chauffeur-livreur était dépourvu de casier judiciaire et inconnu des services de renseignements et de la justice. Mais son mode opératoire correspond aux appels récurrents du groupe Etat islamique (EI) à s'attaquer aux forces de l'ordre. Selon le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, l'auteur, dont la radicalisation était "peu contestable", présentait "certains troubles de la personnalité".





(Avec AFP)