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Info locale

Attaque PP de Paris : la psychose gagne les rangs policiers en Île-de-France

11 octobre 2019 à 10h06 Par Mikaël Livret
Deux agents de police soupçonnés de radicalisation ont été désarmés depuis l'attaque de la Préfecture de Police de Paris.
Crédit photo : Common Wikimédia

Deux policiers soupçonnés de radicalisation ont été désarmés en Île-de-France, une semaine après la tuerie à la préfecture de police de Paris.

L'inquiétude gagne les policiers, une semaine après l'attaque au couteau à la préfecture de police. Selon des informations du Parisien, les signalements de collègues radicalisés, ou prétendument radicalisés, se multiplient. Deux policiers auraient ainsi été «désarmés» en banlieue parisienne, et l'un d'eux aurait été suspendu à titre provisoire.

Ainsi, le préfet de police, Didier Lallement, appelle dans une note datée du 7 octobre, les directeurs de service à signaler «immédiatement» les signes d'une «possible radicalisation» d'un fonctionnaire. Les agents sont ainsi appelés à être attentifs «aux changements vestimentaires et alimentaires», au «refus de serrer la main du personnel féminin» au «repli sur soir» ou encore au «rejet de l'autorité». Depuis, deux policiers ont fait l'objet d'une procédure disciplinaire.

Selon le quotidien, il s'agirait d'un capitaine de police de 39 ans affecté à la brigade d'exécution des décisions de justice, un service en charge de la traque des fugitifs. Il aurait été désarmé et suspendu «par principe de précaution». Le second policier désarmé est un gardien de la paix de 34 ans. Il est en poste au commissariat de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Converti à l'Islam, il aurait déjà été révoqué en 2018. Une sanction annulée par la justice. Le Parisien croit savoir qu’il avait prêté son arme de service et son badge police, pour une photo, à un ami du terroriste qui avait attaqué des militaires de Sentinelle à Levallois-Perret, en 2017. Il avait alors été entendu par les services de l'antiterrorisme.