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Deux camps de Roms évacués dans l’Essonne malgré la trêve hivernale

26 février 2020 à 09h50 Par Mikaël Livret
Des associations comptent saisir le défenseur des droits.
Crédit photo : Common Wikimédia

Les pelleteuses se sont activées le long de la N104, mardi 25 février, dans l'Essonne. Près de 150 personnes vivaient dans ces campements illégaux à Fleury-Mérogis et Bondoufle .

Deux démantèlements dénoncés par les associations. Avant l’arrivée des forces de l’ordre, les familles avaient déjà plié bagage. Mardi 25 février, une cinquantaine de familles roms ont été expulsées de leur camp de fortune, situé à proximité de la N104.

Le premier était installé dans la forêt régionale de Saint-Eutrope, sur un terrain appartenant à l'Agence régionale des espaces verts (AEV), à Fleury-Mérogis (Essonne). Un second bidonville a été évacué à quelques kilomètres, sur un terrain appartenant à Grand Paris Aménagement et Grand Paris Sud, à Bondoufle (Essonne).

« C'est un déni de droit. » Les associations qui accompagnent ces familles comptent saisir le défenseur des droits et la justice. « Le magistrat n'avait pas demandé que l'on passe outre la trêve hivernale, l'expulsion n'aurait pas dû avoir lieu avant le 31 mars, dénonce dans Le Parisien Loïc Gandais, le président de l'Association de solidarité en Essonne avec les familles roms et roumaines (ASEFRR).