Commerçants, artisans, entrepreneurs locaux, communiquez local -> en savoir plus
Info locale

Deux salles de prière musulmanes fermées pour apologie du terrorisme

05 octobre 2017 à 10h04 Par Mikaël Livret
Crédit photo : DR

En banlieue parisienne, deux salles de prière musulmanes ont été sommées de fermer leurs portes sur arrêté préfectoral et ce au moins jusqu'à la fin de l'état d'urgence (le 1er novembre). Deux lieux de culte situés à Sartrouville (Yvelines) et Fontenay aux Roses (Hauts-de-Seine) accusées de « prêches radicaux » et « d’apologie du terrorisme ».

Deux salles de prière musulmanes de banlieue parisienne ont été sommées de fermer leurs portes sur arrêté préfectoral ces derniers jours jusqu'à la fin de l'état d'urgence, pour des "prêches radicaux" et "apologie du terrorisme". Un arrêté daté de lundi a entraîné la fermeture de la petite mosquée des Indes, à Sartrouville (Yvelines), "un lieu de référence influent de la mouvance salafiste, représentant par les propos qui y sont tenus, par sa fréquentation et par son influence au sein de la communauté musulmane locale, une menace grave pour la sécurité et l'ordre publics", selon la préfecture.

Qualifiant cette mosquée de "foyer ancien de l'islam radical", les autorités soutiennent que "certains fidèles y ont été signalés en 2013 en partance vers la Syrie et que d'autres, y exerçant un prosélytisme exacerbé, ont été mis en examen et incarcérés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes terroristes". Saïd Djelleb, président de l'Association cultuelle des musulmans de Sartrouville, a démenti catégoriquement ces arguments auprès de l'AFP. "On est tombé des nues", a-t-il affirmé.

17 lieux de culte musulmans ont fait l'objet de fermetures administratives

A Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), un arrêté préfectoral a entraîné la fermeture de la salle de prière du quartier du Paradis pour "apologie du terrorisme". Les autorités reprochent à ce lieu de culte d'avoir laissé se tenir en son sein, le 8 septembre et le 15 septembre dernier, des propos "constituant une provocation à la haine ou à la violence".

L'état d'urgence, instauré à la suite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis a déjà été prolongé à six reprises. Il doit prendre fin au 1er novembre, remplacé par la loi anti-terroriste débattu en ce moment au parlement. Dans le cadre de l'état d'urgence, 17 autres lieux de culte musulmans ont fait l'objet de fermetures administratives, et neuf étaient toujours fermés fin septembre.