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Info locale

Essonne : l’affiche du film « Borat » retirée des bus

05 novembre 2020 à 16h30 Par Maud Tambellini
Borat est un personnage totalement déjanté qui a déjà fait des vagues lors de la sortie du premier film
Crédit photo : Imprim écran twitter @PrimeVideoFR

Depuis quelques jours, l’affiche du film Borat que l’on peut voir sur le côté des bus suscite une certaine polémique. Si la RATP a annoncé qu’elle ne la retirerait pas de ses bus ; en revanche TICE, qui œuvre en Essonne, a pris la décision contraire.

La suite des aventures totalement déjantées de Borat est sortie fin octobre sur la plateforme Amazon Prime Video. Pour en faire la promotion, des affiches du film ont été collées sur les côtés des bus en Île-de-France et ont rapidement entrainé une polémique.

En effet sur l’affiche on y voit l’humoriste Sacha Baron Cohen, qui reprend le rôle de Borat, pratiquement nu, avec un simple masque chirurgical en guise de maillot de bain. Mais surtout il porte à la main une bague sur lequel il est écrit « Allah » en caractères arabes. Et c’est cet accessoire qui a créé la polémique.

Le week-end dernier, certains chauffeurs de la RATP de confession musulmane y ont vu un manque de respect.

Si la régie de transports parisienne a catégoriquement refusé de retirer l’affiche de ces bus ; en revanche, en Essonne, la direction de TICE a décidé de l’enlever. « Il s'agissait d'une erreur technique. Cette affiche n'aurait jamais dû figurer sur nos bus. Elle a été jugée non conforme à l'image que l'on veut donner à notre réseau qui dessert notamment plusieurs quartiers populaires ».

Pour ceux qui ne connaitraient pas l’univers Borat, le premier film est sorti en 2006. Il s’agit d’un film parodique et totalement barré dans lequel l’humoriste Sasha Baron Cohen incarne le rôle de Borat Sagdiyev, reporter au kazakhstan et qui débarque aux Etats-Unis. Au moment de la sortie du film, son personnage avait été considéré comme homophobe, sexiste et antisémite. Le long-métrage avait été censuré dans l’ensemble du monde arabe ; à l’exception du Liban ; et il avait même failli créer un incident diplomatique avec le Kazakhstan, au vu de l’image renvoyé du pays.