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Ile-de-France : bientôt des péages à l'entrée des grandes villes

18 octobre 2018 à 09h33 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Commons wikimedia

Le gouvernement s'apprête à faciliter la création de péages urbains dans les grandes villes, de plus de 100 000 habitants. Le projet de loi d'orientation des mobilités doit passer en Conseil des ministres au mois de novembre. On vous explique en quoi ça consiste.

Les péages urbains visent à réduire la pollution. C’est un peu leur principale fonction. Le gouvernement veut déposer un projet de loi en ce sens qui prévoit un plafond, suivant la taille de l’agglomération concernée. Selon le texte du projet de loi, dans les agglomérations de plus de 100.000 habitants, les automobilistes pourraient débourser 2,50 euros et 10 euros pour les camions. Il faut doubler ce tarif pour les villes de plus de 500.000 habitant comme Paris par exemple. Des forfaits seront envisagés pour ceux qui entrent et sortent plusieurs fois par jour, voire même une gratuité pour les résidents intra-muros. 

Cette loi n’obligera en rien les municipalités concernées mais leur donnera la possibilité de le faire. Ce seront les communes qui détermineront, in fine, les tarifs et les périmètres concernés. L’instauration d’un péage inversé pourrait aussi être envisagé avec à la clé, une récompense de quelques euros pour les automobilistes qui laissent leur voiture au garage aux heures de pointe.

Les recettes du péage pourraient financer les transports gratuits

La maire de Paris Anne Hidalgo est plutôt réticente à l’idée d’un péage urbain aux portes de la capitale. Si elle n’est pas farouchement opposée à ce dispositif, elle souhaite qu'il intègre des compensations pour les Franciliens.

La mairie cite l'exemple des péages positifs des Pays-Bas qui tarifient les passages lors des heures de pointe et offrent des bonus aux usagers des heures creuses. Autre piste que la maire évoque depuis le début de l'année, les recettes du péage pourraient financer le passage à la gratuité des transports.

À Londres, où les automobilistes déboursent 13 euros pour rouler dans le centre depuis 2003, le trafic a été réduit de 21 % mais l'impact sur la qualité de l'air reset difficile à mesurer.