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Info locale

Île-de-France : un candidat aux municipales fiché S pour islamisme radical

26 septembre 2019 à 11h01 Par Mikaël Livret
Abdelaziz Hamida candidat à mairie de Goussainville serait, selon l'Express, "fiché S". L'intéressé dément tout prosélytisme et compte porter plainte pour diffamation contre le magazine
Crédit photo : Common Wikimédia

Abdelaziz Hamida, sous surveillance policière depuis plusieurs années, est candidat à la mairie de Goussainville (Val-d’Oise) en mars 2020, rapporte “L’Express”. Le candidat accuse l’hebdomadaire de calomnie et annonce porter plainte pour diffamation.

Fiché S pour islamisme radical ? Abdelaziz Hamida, conseiller municipal sortant à Goussainville (Val-D’oise) brigue le poste de maire de cette commune de 30 000 habitants. Le 14 mars 2019, il se déclarait candidat avec comme slogan : « L’audace du renouveau ». Il se présente sans étiquette. Il avait échoué de peu en 2017 à se faire élire député dans cette 9e circonscription du Val-d’Oise.

Jusque là, tout va bien, ou presque pour ce diplômé d'un master en droit des collectivités territoriales et locales à l'université de Paris VIII, sauf peut-être ses relations. Selon l’hebdomadaire l’Express, qui cite des sources policières, le candidat aux élections municipales a fait l'objet d'une fiche S, pour islamisme radical.

Il assure « agir en homme libre »

L’homme de 43 ans serait ainsi un proche du mouvement fondamentaliste Tablig, citée dans le dossier de la filière djihadiste de Lunel, responsable du départ de plusieurs jeunes français pour la Syrie et l'Irak dans les années 2014-2015, explique le magazine. Il aurait éveillé l'attention des services de renseignement en raison de ses activités prosélytes et pour compter dans son entourage plusieurs personnes fichées pour radicalisme, toujours selon l’Express.

Né à Goussainville, ancien président du club de football, c'est un visage bien connu des habitants. Selon l’Express, il assure "agir en homme libre, en élu de terrain en phase avec les réalités du territoire et avec [s]es convictions chevillées au corps".

Sauf que l’intéressé n’est évidemment pas du même avis et accuse le magazine de calomnie. Abdelaziz Hamida annonce ainsi porter plainte contre L’Express pour diffamation. Le candidat aux élections municipale a aussi, comme la loi l’autorise demandé un droit de réponse. Affaire à suivre.