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Info locale

Le poseur de bombe de la COP 21 trahi par son ADN

19 janvier 2018 à 10h17 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Police Nationale

Deux ans après la COP 21, qui réunissait de nombreux chefs d’Etat, un militant d’extrême gauche vient d’être interpellé à Montrouge (Hauts-de-Seine). Son ADN a été retrouvé sur une bombe artisanale déposée près de la gare RER du Bourget (Seine-Saint-Denis) pendant le sommet sur le climat.

C’était l‘évènement le plus sécurisé de la fin d’année 2015. Dans un contexte post-attentat crispé, la commune du Bourget s’était transformée en véritable forteresse pour la réception de la COP 21, de ses 120 chefs d’états et des 40.000 visiteurs.

Ce 8 décembre 2015, une brigade cynophile de la gendarmerie patrouille près de la gare RER du Bourget. Un peu avant 6 heures du matin, l’un des chiens détecte un sac suspect. À l’intérieur : une bouteille de gaz, une canette de bière avec des clous et des fils scotchés. Moins d’un mois après les attaques sanglantes du 13 novembre, le dispositif laissait craindre le pire. Sauf qu’il n’a pas explosé. Seule une trace ADN inconnue est relevée.

Ce n’est que cette semaine, trois ans après, que les enquêteurs vont remonter vers un homme de 44 ans, domicilié à Montrouge (Hauts-de-Seine). Ce militant d’extrême gauche a été interpellé et entendu par la Sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis. Il devait être déféré devant un juge jeudi soir.