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Info locale

Le tarif des PV va-t-il changer en 2018 en Ile-de-France?

17 octobre 2017 à 10h00 Par Mikaël Livret

À compter du 1er janvier 2018, chaque commune va définir ses propres tarifs d’amendes pour stationnement non payé. L’association 40 millions d’automobilistes monte au créneau et va publier la liste des maires qui s’engagent à ne pas augmenter la redevance de stationnement à partir du 1er janvier.

Au 1er janvier 2018, ce n’est plus l’Etat mais chaque commune qui fixera le montant des amendes pour stationnement non payé. Le non-paiement à l'horodateur ne sera plus considéré comme une infraction pénale, mais comme un choix de l'usager de préférer s'acquitter d'une redevance baptisée «forfait de post-stationnement» (FPS). Jusqu’à présent, le montant forfaitaire était de 17 euros. 

L’association 40 millions d’automobilistes par ainsi en lutte contre la hausse des PV de stationnement en ville. Elle va publier la liste des maires qui s’engagent à ne pas augmenter, à partir du 1er janvier, la redevance de stationnement. L’association de défense des automobilistes relance ainsi son opération « Mon maire s'engage » pour « encourager les élus municipaux à ne pas céder à la dérive du système en refusant d'augmenter le montant de l'amende », selon l’association.

Paris va frapper fort

La réglementation impose que le futur PV soit égal au montant dû pour la durée maximale de stationnement autorisée dans la zone. Si l'association 40 millions de consommateurs redoute une flambée des tarifs, sur les 800 communes en France qui pratiquent le stationnement payant, toutes ne vont pas jouer l'augmentation.

Comme elle l’a déjà annoncé, la Ville va frapper fort en adoptant une redevance FPS (le « Forfait post-stationnement » qui remplacera le bon vieux PV) parmi les plus chères de France. Dès l’an prochain, les mauvais payeurs devront s’acquitter d’un forfait de 50 euros dans les 11 arrondissements du centre et de 35 euros dans les 9 autres arrondissements (respectivement 35 euros et 24 euros si l’amende est payée dans les trois jours).

De quoi inciter les automobilistes à reprendre le chemin de l’horodateur. D’autant que la hausse des prix va s’accompagner d’une autre révolution sur le pavé parisien : la privatisation du contrôle ! Terminés les Agents de surveillance de Paris (ASP) ; ces agents municipaux mis à la disposition de la préfecture de police pour verbaliser… mais souvent mobilisés sur d’autres missions. Ils seront remplacés par deux sociétés prestataires (Vinci et Urbis) qui utiliseront des véhicules équipés de lecteurs automatiques des plaques d’immatriculation… pour des contrôles à la chaîne.

Les 7.800 horodateurs de Paris ont déjà été modifiés pour permettre ces contrôles automatisés. Et le nombre de PV distribués (trois millions par an tout de même, selon les estimations) devrait logiquement grimper en flèche. Les tarifs de parcmètres, eux, vont rester fixes pour la première heure (4 euros en zone centrale et 2,40 euros en périphérie). En revanche, ils devraient fortement augmenter pour des stationnements plus longs.

Et en Banlieue ?

Tout dépend de la politique de la mairie. Certaines communes vont augmenter leurs tarifs, comme dans la capitale. C’est le cas de Neuilly sur Seine (Hauts-de-Seine) par exemple, où le FPS passera à 50 euros en fonction des zones. En Seine-et-Marne, il ne faudra pas dépasser les deux heures de stationnement dans l’hypercentre de Lagny-sur-Marne. Les deux heures et demie coûteront aussi cher que l’amende : 35 euros. À Pontoise (Val d’Oise), le forfait sera de 25 € quant à Rosny-sous-Bois et Bondy, ces ceux communes ont décidé d’appliquer l’amende la plus salée du département de Seine-Saint-Denis à 35 euros.

Ironie de la situation, quelque soit la ville, dans toutes les zones bleues, l’amende sera aussi plus salée. L’Etat fait passer les PV à 35 € pour stationnement gênant sur ces emplacements.