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Info locale

Les poubelles débordent à Paris comme en banlieue

05 décembre 2017 à 09h56 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Commons wikimedia

Dans les gares, dans la rue, les poubelles ne sont plus vidées dans une partie de la région parisienne. Deux mouvements de grève distincts impactent le ramassages des ordures, et par endroit : c’est déjà la fête pour les rats.

La grève des éboueurs de Paris, qui demandent des augmentations de salaires, a été reconduite ce mardi. Lundi 4 décembre, 900 agents, soit 30% des effectifs, ont suivi le mouvement et l'impact a été "moyen", selon la Ville. 

Des éboueurs, mais également des égoutiers, fossoyeurs, agents techniques ou encadrants des directions de la propreté ou des espaces verts, ont répondu à l'appel à la grève, lancé par la CGT-FTDNEEA (Filière Traitement des Déchets Eaux Egouts Assainissement). 

Dix arrondissements sur vingt affectés

Les grévistes ont bloqué quatre garages de bennes sur six et trois usines de retraitement de déchets, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), Romainville et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Ces trois derniers sites, ainsi qu'un garage, ont été débloqués dans l'après-midi par les forces de l'ordre.

Mairie de Paris - Collecte des déchets

La grève affecte les dix arrondissements de la capitale où la collecte est assurée par les 4 900 agents municipaux : les 2e, 5e, 6e, 8e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e et 20e arrondissements. Les dix autres sont sous la responsabilité de sociétés prestataires extérieures.

Dans les gares de banlieue nord, ça déborde aussi

La grogne n’est pas nouvelle. Depuis un mois, les salariés de la société H.Reinier, chargés du nettoyage de 75 gares du réseau SNCF Paris-Nord sont en grève. Et dans certaines gares du nord de la région, les rats se sont même invités, comme à Garges-Sarcelles, sur les quais de la gare.

Réunis ce lundi, 86 des 107 salariés ont annoncé la poursuite de la mobilisation, après que « la direction a refusé la levée de sanctions ». En cause : « des lettres de convocation préalables à licenciement envoyées à plusieurs agents pour les intimider », déplore Fabien Dumas, syndicaliste chez Sud Rail.

À l’origine du conflit, les conditions de travail et surtout une revalorisation de leur prime de panier-repas à 4 euros, alors qu’elle s’élève aujourd’hui à 1,90 euros, « même pas de quoi s’acheter un sandwich », pestent les salariés...