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Municipales : recul du PCF et perte de la seule ville RN d'Ile-de-France

29 juin 2020 à 10h32 Par Iris Mazzacurati avec AFP
Qui a été élu où en Ile-de-France?
Crédit photo : Pixabay

Des bastions communistes historiques qui basculent en Seine-Saint-Denis, le Rassemblement national éliminé de son unique fief de la région parisienne et la fin de la gestion Dassault dans un contexte d'abstention record: panorama du second tour des municipales dans la première région de France.

En Seine-Saint-Denis, département emblématique de la banlieue rouge, le parti communiste a accusé un nouveau recul avec la perte de deux fiefs historiques. 

A Saint-Denis, communiste depuis la Libération et plus grande ville encore dirigée par le PCF (111.000 habitants), le socialiste Mathieu Hanotin l'a emporté avec 59,04% des voix, loin devant le maire sortant communiste Laurent Russier (40,95%).

Aubervilliers a elle basculé à droite avec la victoire de Karine Franclet (44,54%), à la tête d'une liste UDI, également soutenue par LR. Seule consolation pour les communistes, la reconquête de la ville préfecture Bobigny, après un mandat de l'UDI, marqué par les affaires.

L'UDI de Jean-Christophe Lagarde, qui a fait de la Seine-Saint-Denis son fief, connaît lui aussi un important recul avec, outre Bobigny, la perte de Noisy-le-Sec et de Saint-Ouen, gagnée par le PS Karim Bouamrane.

Parmi les surprises de la soirée dans le 93: la défaite de la maire sortante socialiste Sylvine Thomassin, qui échoue de 64 voix derrière le candidat de droite Stephen Hervé.

Dans le Val-de-Marne, dernier département dirigé par les communistes, quatre villes sur les dix du parti centenaire basculent dont Villeneuve-Saint-Georges et Champigny.

A noter toutefois qu'Ivry-sur-Seine, dans le giron du Parti communiste depuis près d'un siècle, demeure communiste avec une liste qui s'est imposée avec plus de 65% des suffrages.

A Créteil, ville-préfecture, le socialiste Laurent Cathala est lui aussi largement réélu à un huitième mandat.

Dans les Hauts-de-Seine, élection facile à Levallois d'Agnès Pottier-Dumas  soutenue par les Balkany. Mais aussi, à Rueil-Malmaison, où l'ex-ministre Patrick Ollier a été largement élu.

Dans les Yvelines, l'élection la plus marquante est celle de Mantes-la-ville, unique ville dirigée par le Rassemblement national qui bascule au centre avec à sa tête un novice en politique, Sam Damergy. 

Autre fait marquant, le maire PS sortant de Trappes, à la tête de la ville depuis 2001, Guy Malandain, est battu par son ex-adjoint à la jeunesse Ali Rabeh.

Dans l'Essonne, Bruno Piriou et sa liste d'union des gauches met un terme à 25 ans de gestion du clan Dassault à Corbeil-Essonnes, grâce à sa victoire face à Jean-Pierre Bechter, maire sortant et ex-bras droit de l'industriel décédé en mai 2018.

Une page se tourne aussi à Sarcelles (Val-d'Oise) où le maire sortant Patrick Haddad (PS) l'emporte avec un score sans appel (57,85 %) face au député François Pupponi (DVG), qui avait dirigé la ville pendant 20 ans avant de laisser sa place en 2017, en vertu de la loi sur le non-cumul des mandats. 

A Paris, la maire socialiste sortante Anne Hidalgo a, quant à elle, été reconduite.