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Info locale

Nouveau survol de drone à la prison de Bois d’Arcy

29 août 2017 à 10h59 Par Mikaël Livret
Crédit photo : DR

Des survols de drones, ont lieu toutes les nuits, au-dessus de la maison d'arrêt de Bois d'Arcy, d'après les surveillants de FO. Le personnel inquiet redoute que des objets dangereux ne soient acheminés dans l'établissement. Les syndicats demandent à l'État de prendre des mesures.

Des survols de drones, au-dessus de la maison d'arrêt de Bois d'Arcy, dans les Yvelines, c'est toutes les nuits, d'après le syndicat FO pénitentiaire. Et, cela dure depuis des mois. Pour l'instant, aucune protection n'est mise en place, ce qui provoque l'inquiétude et la colère du personnel. En effet, ces drones peuvent transporter des charges assez lourdes et le syndicat craint que des armes ne soient acheminées de cette manière, à l'intérieur de l'établissement.

L'alerte a été lancée, mais, toujours d'après FO, des réponses tardent à venir. Les filets de protection, efficaces contre les hélicoptères, sont parfaitement inutiles contre les drones. Ce que réclament les syndicats, ce sont des systèmes de brouillage, relativement coûteux, quand on connait le manque de moyens dans les prisons et les maisons d'arrêt, des systèmes de brouillage estimés autour de 75.000 euros. Pour les gardiens de prison, la sécurité des personnels ne devrait pas être question de budget. Ce qu'ils craignent, c'est qu'on attende une catastrophe pour intervenir.

Depuis le début de l’année, près d’une demi-douzaine de survols ont été repérés par les surveillants. À chaque fois, le ou les propriétaires ne sont pas identifiés et les engins restent introuvables. En novembre 2014, une enquête avait été ouverte après la découverte d'un drone dans un arbre près du mur d'enceinte. Mais le propriétaire là encore n'avait jamais été arrêté.

Un an de prison et 75 000€ d'amende

L'utilisation d'un drone, a fortiori de nuit, est strictement réglementé. Le fait de survoler une prison, site classé sensible au même titre qu'une centrale nucléaire, expose son pilote à un 1 an de prison ferme et 75 000 euros d’amende, stipule le code des transports.

Si le drone est particulièrement symbolique, il n'a pas supplanté les traditionnelles techniques pour faire entrer illégalement des marchandises en prison comme les échanges aux parloirs, les jets de projectiles par un complice par-dessus le mur d’enceinte ou encore à l’aide d’une personne interne à la prison.