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Info locale

On pourra bientôt faire du sport au dessus du périphérique

21 septembre 2017 à 10h48 Par Mikaël Livret
Crédit photo : DR

Comment construire à Paris alors que les terrains manquent cruellement ? Tout simplement en s’appropriant l’espace libre qui surplombe l’autoroute urbaine. C’est déjà le cas au dessus de certaines voies SNCF (près de la gare d’Austerlitz par exemple) et très bientôt au dessus du périphérique parisien.

On se souvient de cette piste d’Athlétisme flottante installée sur la Seine pour promouvoir la candidature de Paris 2024. D’ici 2020, les sportifs pourront suer au dessus du périphérique, porte de Vincennes (12e arr). Un « gymnase-pont », enjambant les huit voies de l’anneau parisien, va en effet être construit le long de l’avenue Courteline en bordure du pont qui relie Paris à Saint-Mandé (Val-de- Marne). Rien à voir cependant avec l’accueil des athlètes du monde entier dans la capitale, dans un peu moins de sept ans. La construction de ce gymnase suspendu est l’un des éléments « phares » du GPRU (Grand projet de renouvelle- ment urbain) de la porte de Vincennes lancé en 2001 pour réhabiliter ce quartier périphérique.

Un écrin vitré multisports

D’une superficie totale de 2 500 m2, le futur gymnase comprendra une salle omnisports (hand, basket, volley, badminton) homologuée pour des compétitions fédérales, des gradins de 250 places, ainsi qu’une salle de danse et un dojo à l’étage supérieur. Le toit du bâtiment sera végétalisé, un corridor « écologique » pour les insectes et autres petites bêtes sera construit en terrasse côté nord et la salle de sport sera largement vitrée. Ce bâtiment atypique devrait nécessiter un investissement de 10,5 millions d’euros.

Pour enjamber les 50 m de large du périphérique, le bâtiment sera doté d’une structure métallique. « Ce sera ce que nous appelons un chantier sec, sans production de béton sur place », précise l’architecte. « Les éléments construits ailleurs seront juste assemblés sur place comme un meccano », conclut- il. Quant à la circulation sur le périphérique ? Pour la couverture porte des Lilas (XIXe), qui s’est achevée en 2007, le chantier géant n’avait entraîné que quelques nuits de fermeture.

Simultanément à la construction du gymnase, une nouvelle résidence étudiante (150 chambres orientées vers l’intérieur de Paris) sera aménagée au-dessus de l’entrepôt de la RATP qui borde le périphérique. L’ouverture des équipements est prévue au printemps 2020.

D’autres projets sur les voies

Le périphérique a très souvent mauvaise presse. On ne peut pas lui en vouloir : 34 km de bitume entourant la capitale. Véritable frontière bruyante empruntée quotidiennement par plus d'un million de véhicules. Mais les tentatives pour atténuer cette limite entre Paris et la banlieue et pour « urbaniser » ces dizaines de milliers de mètres carrés inutilisés sont restées peu nombreuses.

Les équipements « en dur » sont très rares au-dessus de l’autoroute urbaine. Il y a le Parc des Princes et le stade Jean-Bouin à la porte de Saint- Cloud (16e arr) ou les installations du Cirque électrique sur la dalle construite en 2007 à la porte des Lilas (19e arr). Des espaces verts et des terrains de sport ont également été aménagés sur le périphérique au niveau de la porte de Villiers, à la porte d’Asnières (17e arr) et à la porte de Vanves (14e arr).

En plus du futur gymnase de la porte de Vincennes, deux autres bâtiments- ponts, lauréats de l’opération
« Réinventer Paris » lancée en 2016, devraient voir le jour. Il s’agira du projet « 1 000 arbres », une rue arborée qui franchira le périphérique près de la porte Maillot et un ensemble d’immeubles mixtes (bureaux, commerces et logements) programmés au-dessus des voies à la porte des Ternes (17e arr). Ces projets futuristes devraient voir le jour en 2022.