Commerçants, artisans, entrepreneurs locaux, communiquez local -> en savoir plus
Info locale

Quatre blessés après un contrôle à Argenteuil

08 janvier 2018 à 10h28 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Commons wikimedia

Deux policiers ont été blessés à la suite d’un contrôle qui aurait dégénéré vendredi dernier à Argenteuil (Val-d’Oise). L’une des agents a notamment eu un doigt cassé. De son côté, l’avocat des deux jeunes interpellés évoque une «bavure». Ils ont été écroués.

Quatre blessés. Il est 17h ce vendredi 5 janvier à Argenteuil, quand un équipage de police patrouille et sent « une odeur de shit » provenant d’un véhicule. Il décide de contrôler les quatre occupants, qui se sont rebellés, selon la police. Il aurait ensuite incité à l’émeute. "30 personnes" ont alors avancé vers les fonctionnaires, qui ont fait usage de leur lanceur de balle de défense pour se dégager.

Une gardienne de la paix et un adjoint de sécurité ont été blessés au cours du contrôle. La policière, qui a notamment eu un doigt cassé, s'est vu prescrire 42 jours d'incapacité totale de travail (ITT) et son collègue 12 jours, a indiqué à l'AFP une source policière.

Mais de l’autre coté, l’avocat de deux des jeunes gens interpellés, a affirmé dans un communiqué transmis à l'AFP dimanche, que ses clients ne voulaient de soustraire au contrôle et ont été victimes de violences policières, attestées par un médecin légiste.

Selon lui, un jeune majeur s'est vu prescrire 47 jours d'ITT, ayant eu les "mains fracturées" après avoir reçu "des coups de matraque sur le visage et le corps". Ce lycéen de 18 ans serait considéré comme l’auteur principal des coups. Un autre mis en cause, animateur pour la ville d’Argenteuil, "bien connu des services de police", s'est vu prescrire six jours d'ITT. Ils ont été arrêtés et écroués selon une source policière.

Dans le contexte actuelle, après la violente agression de deux policiers lors du réveillon à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), et d’un autre agent le lendemain à Aulnay-sous-Bois, la nouvelle avait suscité samedi de vives réaction dans la profession, notamment le syndicat Unité SGP police-FO déplorant dans un communiqué une "situation insoutenable" pour les forces de l'ordre.