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Info générale

Que risquez-vous à ne pas remettre vos enfants à l’école le 22 juin ?

19 juin 2020 à 10h33 Par Mikaël Livret
Le retour à l'école est obligatoire à partir du lundi 22 juin 2020.
Crédit photo : PASCAL PAVANI / AFP

« C’est obligatoire », a dit le ministre de l’Education nationale, appuyant les annonces du président Macron. Dans les faits, une majorité de parents restent sceptiques. Si vous ne remettez pas vos enfants en classes lundi prochain, que risquez vous ? On fait le point.

Le retour à l’école pour tous les enfants, à partir du 22 juin. La présence redevient obligatoire à la maternelle, à l’école élémentaire et au collège, avec un protocole sanitaire assoupli.

Le timing laisse une partie des parents d’élèves songeurs. Deux semaines avant les vacances scolaires, était-ce vraiment nécessaire ? Pour les élèves, « deux semaines, ça compte, deux semaines ce n’est pas rien, que ce soit sur le plan pédagogique ou psychologie », a défendu le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

Quels risques encourent les parents qui décident de ne pas remettre leurs enfants à l’école ?

L’élève inscrit dans un établissement scolaire est tenu d’y être présent. « Il est rappelé à la famille qu’en cas d’absentéisme, sa responsabilité peut être engagée et aboutir à des sanctions pénales », peut-on lire sur le site service-public.fr.

Les seuls motifs légitimes d’absence sont la maladie de l’enfant (ou d’un de ses proches si ce dernier est potentiellement contagieux), une réunion solennelle de famille, un empêchement causé par un accident durant le transport ou le fait qu’un enfant suive ses représentants légaux (déplacement hors vacances scolaires). Si l’absentéisme persiste au-delà de 10 demi-journées, le Directeur académique des services de l’Education nationale (Dasen) peut saisir le Procureur de la République. Les sanctions pénales sont très rares mais, en théorie, les parents risquent une amende pouvant aller jusqu’à 750 €.

« Lundi, chaque enfant doit avoir une place ! »

C’est une réalité en « temps normal », sauf que depuis trois mois, nous vivons une période particulière. Dans le contexte actuel, l’Education nationale veut rassurer. Les parents ne risquent rien en cas d’absentéisme prolongé de leur enfant, du 22 juin au 3 juillet. « L’important est de garder un lien avec l’école. Si le présentiel n’est pas possible, sachant que l’instruction est obligatoire, l’enseignant(e) devra donner des devoirs que l’élève fera à la maison », précise le ministère.

La FCPE appelle aussi de ses vœux à une souplesse nécessaire pour conclure cette année scolaire particulière. Cependant, le premier représentant des parents d’élèves n’imagine pas de couacs le 22 juin aux grilles des établissements scolaires : « On a dit que l’école allait reprendre dans des conditions normales. Alors, lundi, chaque enfant doit avoir une place ! ». Un "kit juridique" pour aider les parents a été mis en ligne.