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Info locale

Recalés de Parcoursup : un père de famille en grève de la faim à Paris

09 septembre 2020 à 13h18 Par Bertrand Loppin
Des jeunes éjectés de l'enseignement supérieur.
Crédit photo : Pxhere

Jean-Christophe Martine a entamé une grève de la faim. Depuis le 8 septembre, il s’est installé dans une voiture face au ministère de l’Enseignement supérieur. Il dénonce le cas de son fils, sans affectation, alors que ce dernier souhaite poursuivre des études en fac, en licence scientifique.

C‘est un geste de désespoir, une tentative ultime pour essayer de trouver une issue, ou tout du moins pour attirer l’attention sur ce problème : chaque année, des milliers de jeunes se retrouvent sans affectation et sont éjectés de l’enseignement supérieur par Parcoursup. Depuis hier, Jean-Christophe Martine a entamé une grève de la faim. Il s’est installé à bord d’une petite voiture garée rue Descartes, dans le 5eme arrondissement de Paris, face au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Comment Jean-Christophe Martine en est-il arrivé là ? Tout a commencé l’année dernière, en 2019. Le fils de Jean-Christophe décroche son bac scientifique. Il suit une première année en PACES avec l’objectif d’entrer en médecine ou en pharmacie. Malheureusement, il s’est retrouvé ajourné aux concours. Par précaution, il avait déposé une dizaine de vœux sur Parcoursup pour pouvoir s’inscrire en licence scientifique en cas d’échec. Aujourd’hui, tous ses vœux ont été refusés. Il se retrouve sur liste d’attente. Sa situation est totalement bloquée.

Jean-Christophe Martine dénonce cette situation et souhaite attirer l’attention sur ce problème rencontré par d’autres jeunes éjectés du système alors qu’ils sont en réorientation. De son côté, le ministère de l’enseignement supérieur souligne que 21 500 places supplémentaires en fac ont été débloquées pour faire face à l’afflux de nouveaux étudiants. De plus, la phase complémentaire de Parcousup est prolongée jusqu’au 24 septembre. Il ne reste plus qu’à espérer pour Jean-Christophe que cette ultime prolongation permette enfin à son fils de trouver une affectation, mais rien n’est garanti pour autant.