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Info locale

Seine-et-Marne : deux plaintes déposées pour enlèvement

28 mars 2019 à 10h50 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Capture d'écran Google Maps - Commissariat de Noisiel (Serine-et-Marne)

Dans un contexte de psychose ambiante en Ile-de-France, deux adolescents de 13 ans ont déposé plainte, en début de semaine, à Noisiel et Lognes, déclarant avoir été abordés par des individus dans un fourgon.

Les rumeurs d’enlèvements d’enfants se répandent allégrement depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux en Ile-de-France. Et ces deux plaintes déposées lundi et mardi en Seine-et-Marne risquent bien de raviver la crainte des familles.

La première, explique Le Parisien, concerne un adolescent âgé de 13 ans, scolarisé au collège Le Luzard, à Noisiel (Seine-et-Marne). Lundi, vers 9 heures, un homme au volant d’un fourgon lui aurait dit de monter dans le véhicule. Un autre adolescent du même âge a déposé plainte le lendemain, à Lognes. Cette fois, plusieurs hommes dans un fourgon se seraient arrêtés près de lui, à la sortie des cours. Le jeune garçon, qui a pris, peur serait parti en courant.

Des rondes près des campements de Roms

L’information est forcément prise très au sérieux par les forces de l’ordre dans le contexte actuel. La vidéosurveillance a été analysée et les patrouilles aux abords des collèges renforcés. Les policiers du commissariat de Noisiel ont également procédé à des rondes près des campements de Roms du secteur, afin d’éviter les « représailles ».

Depuis le début de la semaine, des expéditions punitives contre des ressortissants de pays l’Est ont été perpétrées, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise. Souvent, ces personnes ont été influencées par des messages postés sur les réseaux sociaux, affirmant que des enfants étaient enlevés par des personnes de la communauté Rom. Sans avoir de preuves formelles de ces faits.

Sauf que l’influence des réseaux sociaux est mise en lumière dans cette affaire. Les deux familles qui ont déposé plainte, et qui ne se connaissent pas, auraient bien allusion à cette psychose, explique Le Parisien.