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Info locale

Trois préfets franciliens visés par des plaintes pour complicité de violences

07 mai 2021 à 13h35 Par Lucas Pierre
Les images des évacuations à Saint-Denis et à Paris avaient provoqué une vague d'indignation.
Crédit photo : MARTIN BUREAU / AFP

Deux associations et 34 plaignants ont déposé plusieurs plaintes jeudi 6 mai, au tribunal judiciaire de Paris. Ils dénoncent, notamment, un usage disproportionné de la force lors des démantèlements de deux campements de migrants au mois de novembre 2020. Trois préfets sont visés par les plaintes, dont le préfet de police de Paris, Didier Lallement.

L’usage de la force était-il disproportionné ? C’est en tout cas ce que dénoncent deux associations et 34 plaignants. Ensemble, ils ont déposé plainte, jeudi 6 mai auprès du tribunal judiciaire de Paris, pour les démantèlements controversés de deux campements de migrants au mois de novembre 2020 à Saint-Denis et à Paris.

Trois préfets sont visés par ces plaintes : le préfet de police de Paris, Didier Lallement, le préfet de la Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, et le préfet de la région d’Île-de-France, Marc Guillaume. Ils font l’objet de « complicité de destruction, dégradation et détérioration » des tentes et des affaires qui appartenaient aux migrants installés à Saint-Denis, le 17 novembre 2020 et place de la République à Paris, une semaine plus tard.

« Un usage disproportionné de la force » relevé par l’IGPN

Plusieurs plaignants ont également déposé une plainte contre X pour « vol en bande organisée », « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » et « dégradation et détérioration d’un bien appartenant à autrui ».

Au moment des faits, les images avaient provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, évoquait des « images choquantes ». Il avait demandé un rapport circonstancié au préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Une enquête avait été ouverte par l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) qui avait relevé un « manquement par un usage disproportionné de la force » de la part d’un commissaire divisionnaire.