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Info locale

Une bombe au pied d’un immeuble du 16e arrondissement de Paris

03 octobre 2017 à 10h20 Par Mikaël Livret
Crédit photo : DR

Une inquiétante découverte en plein Paris. Quatre bombonnes de gaz avec un système de mise à feu qui n’a pas fonctionné ont été retrouvées au pied d’un immeuble du 16e arrondissement de Paris le week-end dernier. C’est l’un des locataires qui a sonné l’alerte en pleine nuit. Cinq personnes ont été arrêtées en banlieue parisienne dans cette affaire, dont une fiché S pour radicalisation.

Tout a commencé dans la nuit de vendredi à samedi. Un habitant du 31 rue Chanez, dans le 16e arrondissement de Paris, alerte les secours après avoir aperçu, vers 4h30, deux bonbonnes dans le hall de son immeuble, proche de la porte d'Auteuil.

Rapidement sur les lieux, la police découvre deux autres bonbonnes disposées à l'extérieur de l'immeuble, sur le trottoir. Elle retrouve également sur place la présence d’essence dispersée autour de bonbonnes ainsi qu'un téléphone portable relié à des fils s'apparentant à "un dispositif de mise à feu".

Les enquêteurs s'interrogent évidement sur le choix comme cible de cet immeuble cossu des beaux quartiers de la capitale. Visiblement, il ne s’agit pas d’un site sensible. D’après les recherches effectuées, aucune personnalité sensible n’y vit. Le mystère est donc entier à cette heure.

Cinq personnes interpellées en Essonne et dans le Val de Marne

Les enquêteurs de la brigade criminelle et le parquet antiterroriste de Paris sont chargés de l’enquête pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», «tentative de destruction par un moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste» et «tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste». Les cinq personnes toujours en garde à vue ce mardi matin, soupçonnées d'avoir placé ces bonbonnes, détiennent sans doute les réponses à cette question. Reste à savoir si elles coopéreront. Une des cinq personnes interpellées était fichée S pour radicalisation. Le ministre de l'Intérieur a expliqué que même si l'individu était surveillé, des amis avaient pu agir pour lui.

«L'un était fiché, au fichier FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste), ça veut dire être radicalisé», a confirmé Gérard Collomb, ce mardi matin. Le ministre de l'Intérieur a ajouté que dans ce cas «on est surveillé», mais que la personne a pu «passer à l'acte par l'intermédiaire d'un ami». «Quand vous surveillez quelqu'un, il y a toujours une nébuleuse (...), un ami prêt à venir en aide à celui qui est déjà fiché», a-t-il insisté. « Pour l'instant, on ne sait pas pourquoi ce lieu était visé. Est-ce que faire sauter un immeuble dans un quartier chic, ce n'est pas un signe que personne n'est en tranquillité (...) pour montrer que cela peut se passer partout en France», a émis comme hypothèse Gérard Collomb.