Commerçants, artisans, entrepreneurs locaux, communiquez local -> en savoir plus
Info locale

Une femme a été condamnée pour des menaces de mort homophobes

24 avril 2018 à 09h29 Par Mikaël Livret
Crédit photo : nanterre.fr

Une jeune femme de 25 ans avait copieusement insulté un couple de quinquagénaire à la caisse d’un supermarché de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) au mois de mars. Elle a écopé de 4 mois de prison avec sursis.

Reconnue coupable. Le 3 mars dernier, dans un supermarché de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) une jeune femme de 25 ans fait ses courses avec sa nièce de 3 ans. Au moment de passer en caisse, elle se rend compte qu’elle a oublié un article et repart en rayon, laissant ses produits sur le tapis. C’est à ce moment que Laurent et Jean, un couple de quinquagénaire, arrivent en caisse et passent devant, vu que la jeune femme n’est pas encore revenue. À son retour la dispute éclate pour savoir qui doit passer en premier et les insultes fusent.

« Vous les pédés vous n'avez pas le droit de vivre », « En Algérie les mecs comme vous on les égorge », « Oui je suis homophobe et j'assume » aurait lancé la jeune femme enceinte, devant deux caissières. Devant le tribunal de Nanterre, qui la jugeait mardi pour menaces de mort à caractère homophobe, elle a justifié ses propos par la fatigue intense que lui provoquait sa grossesse.

« S'ils avaient été des personnes normales, je ne les aurais peut-être pas insultés »

Elle a nié en bloc être homophobe, tout en affirmant que si elle les a insulté de « pédé », elle aurait pu tout autant les traiter de gros s’ils avaient été en surpoids ou de blondasse pour une personne blonde. Et d'ajouter : « s'ils avaient été des personnes normales, je ne les aurais peut-être pas insultés ». Elle a également expliqué avoir été traitée de « bougnoule », même si aucun des témoins de la scène n’a confirmé cette affirmation.

Elle a finalement été condamnée à 4 mois de prison avec sursis et 2.700 euros d'amende. Elle devra aussi verser 1.350 euros à chacun des deux plaignants, Laurent et Jean, au titre du préjudice moral subi et 1.500 euros à deux associations de lutte contre l’homophobie qui s’étaient portées partie civile dans cette affaire.