Non, les « Go-bee-bikes » ne flottent pas !

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09 novembre 2017
Par Mikaël Livret
Le nouveau système de vélos sans attache rencontre un vif succès à Paris depuis son lancement le mois dernier. Mais il est aussi victime d’actes de vandalisme... et certains sont jetés n’importe où.

Victime de son succès. Cela fait à peine un mois que les premiers Go-bee-bike, ces vélos à louer en libre-service et sans attaches, ont fait leur arrivée à Paris et pourtant, ils semblent déjà faire partie du paysage. Après une montée en service progressive, il y a désormais plusieurs milliers de vélos verts, stationnés un peu partout dans la capitale, et même parfois au-delà. Mais la principale force de ce nouveau service, qui fonctionne sans bornes d’attache, est aussi sa principale faiblesse. Les vélos, une fois la location terminée, peuvent être laissés n’importe où...

Vélib’ aussi, dès le début de sa mise en service, a été confronté à un phénomène massif de vol et de vandalisme. Au point que chaque année, c’est près de 40% du parc en circulation (8000 vélos par an en moyenne) qui devait être remplacé, car des milliers de vélos étaient soit volés, ou tellement dégradés qu’ils étaient devenus irréparables.

Des utilisateurs ont laissé le vélo dans un lieu inaccessible

Malheureusement pour Go.bee.bike et ses utilisateurs, cette nouvelle offre de transports est également victime de ce phénomène, même si d’après les représentants de l’entreprise, «les dérives sont marginales ». Selon la direction de l’entreprise quelques cas «mineurs » de «privatisations » comme des utilisateurs qui ont laissé le vélo une fois la location terminée dans un lieu inaccessible au grand public, comme une cour d’immeuble. Trois cas de vols ont aussi été identifiés et la police a été saisie.

Mais le plus compliqué sera surement de récupérer ceux jetés dans la Seine notamment. Il suffit de se balader sur l’application pour voir que, beaucoup sont localisés au fond de l’eau.

Capture d'écran application Gobee.bikes 

La société mentionne justement deux cas de vélos retrouvés dans la Seine ou un canal parisien mais qui ont pu «être récupérés et remis en état ». Mais en menant notre petite enquête lors de la rédaction de cet article, au moins trois autres vélo barboteraient encore près du Pont des Arts (6e arr), un près du Pont-Neuf (1er arr) et un autre près du pont de la Tournelle (5e arr)...