Méditer sur de la techno, le concept qui cartonne

Publié : 14h17 par Ludovic VILAIN

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Les Méditations Électroniques transforment les beats hypnotiques de la techno en une heure de pleine conscience guidée. Un concept inédit qui mêle culture club et bien-être avec une efficacité redoutable.

C'est le projet d'Alexandrine Comte, fondatrice d'Ecstatic Yoga, professeure de yoga pendant huit ans et passionnée de musique électronique depuis toujours. Son constat de départ est simple : les raves et les clubs génèrent des états proches de la transe et du lâcher-prise collectif que la méditation traditionnelle cherche à atteindre. Alors pourquoi ne pas fusionner les deux ? Avec Les Méditations Électroniques, elle a créé un format totalement inédit : une heure de méditation guidée, breathwork et visualisation, sur une playlist allant de l'ambient à la techno la plus sèche, montant progressivement jusqu'à 140/160 BPM.

Pas de tapis, pas de legging

Oubliez l'image du studio de yoga épuré et silencieux. Ici, les sessions se déroulent au Listener, une salle d'écoute audiophile insonorisée installée au 10 rue Vivienne dans le 2ème arrondissement de Paris, dotée d'un système son d'une qualité rare en France. On s'installe dans un fauteuil, on enlève ses chaussures, on ferme les yeux. Pas de dress code, pas de prérequis — seulement une affinité avec la musique électronique et un esprit ouvert. Les exercices s'enchaînent comme une histoire, en rythme avec la musique : mouvements lents, respirations, visualisation. Les ondes cérébrales glissent progressivement de bêta à alpha, puis vers thêta — là où l'imaginaire et l'inconscient se révèlent. Pour ceux qui connaissent ...

Un public aussi large qu'inattendu

Ce qui frappe Alexandrine depuis le lancement du projet, c'est la diversité de ceux qui poussent la porte. Des clubbers et anciens ravers bien sûr, mais aussi des pratiquants de yoga, des curieux qui n'ont jamais médité de leur vie, et même des personnes qui n'apprécient pas particulièrement la techno. Sa fierté ? Les voir repartir avec leurs préjugés déconstruits. Le concept répond à un besoin réel : retrouver les sensations d'unité, de dissolution de l'ego et de lâcher-prise propres à la culture rave, dans un cadre sans excès ni substances.

Rendez-vous un dimanche par mois

Les sessions ont lieu un dimanche soir par mois au Listener, avec quatre créneaux disponibles (17h, 18h, 19h ou 20h). Les places étant limitées, la réservation en amont est indispensable via Shotgun. Le concept s'exporte aussi à Lyon, Marseille, Bordeaux et même Barcelone. Une heure pour se reconnecter à soi-même, portée par la puissance des kicks et des basses — difficile de trouver argument plus convaincant pour franchir le pas. Alors, on y va ?