Attentat déjoué de l’Euro 2016 : ouverture du procès ce lundi à Paris

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Le principal accusé du procès nie avoir voulu organiser un attentat en France.
Crédit: CC0

8 mars 2021 à 12h00 par Lucas Pierre

Le procès de l'attentat déjoué de l'Euro 2016 s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris. Sept hommes sont poursuivis pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », dont Reda Kriket, instigateur présumé de l'attentat.

Trois mois avant l’Euro 2016, la France échappait à un attentat. Ce lundi 8 mars s’ouvre, à Paris, le procès de l’homme suspecté d’en être le commanditaire. Jugé au côté de six autres suspects, Reda Kriket aurait souhaité frapper un lieu encore inconnu à ce jour avec la même ampleur que celle des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et en Ile-de-France.

Dans son appartement d’Argenteuil (Val-D’Oise), le 24 mars 2016, les enquêteurs retrouvent notamment du TATP - un explosif régulièrement utilisé par les djihadistes - et une grande quantité d’armes et de munitions. Des stocks destinés à être revendus pour gagner « un peu d’argent », selon Reda Kriket, principal accusé de ce procès. Pour François Molins, procureur de Paris au moment des faits, cette découverte montre « à l’évidence les préparatifs d’une action terroriste imminente ». Au moment où nous écrivons ces lignes, rien ne prouve encore que l’Euro de football était particulièrement visé.

Fausse pièce d’identité

Les sept hommes sont poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste criminelle dans ce procès qui doit se tenir jusqu’au 9 avril. Reda Kriket est également renvoyé pour « usage de faux document administratif ». De fausses pièces d’identité permettant de circuler en France et en Belgique avaient été retrouvées dans son appartement, en plus du stock d’armes et de munitions.

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