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Info locale

Aulnay-sous-Bois : la mairie ferme les locaux d'une association d'aide aux femmes

13 avril 2021 à 14h10 Par Lucas Pierre
De "très graves manquements" auraient été constatés, d'après un communiqué de la Ville.
Crédit photo : CC0

L’histoire fait polémique. À Aulnay-sous-Bois, l’association Un Toit pour Elles, qui vient en aide à des femmes en difficulté en les mettant à l’abri, est mise en demeure par la Ville après une visite d’agents municipaux dans ses locaux.

À Aulnay-sous-Bois, des femmes en situation difficile pourraient ne plus être mises à l’abri. L’association Un Toit pour Elles, installée dans un pavillon de la commune de Seine-Saint-Denis, est mise en demeure par la Ville. Les 9 et 12 mars dernier, après des signalements de squats, des agents municipaux sont venus visiter les locaux de l’association. Le procureur avait alors été saisi pour « des faits présumés délictueux susceptibles d’être caractérisés pénalement ».

Par le biais d’un communiqué publié le samedi 10 avril, la mairie d’Aulnay-sous-Bois a décrété que « le respect des normes de sécurité et d’hygiène, quelle que soit l’intention louable des associations, plus qu’une obligation légale, est un devoir moral envers tous ceux qui bénéficient des services de ces associations ». Selon le communiqué, les agents ayant visité les locaux auraient constaté de « très graves manquements ». L’association est donc mise en demeure.

Des travaux irréalisables

Le président de l’association Un Toit pour Elles, Mohammed Jemal, explique auprès du site actu.fr que la mairie leur demande d’effectuer des travaux impossibles pour leur structure. « On est sur des devis à 30 000 euros », notamment pour la mise en accessibilité du lieu pour les personnes à mobilité réduite ou encore l’élargissement des murs. « Nous n’avons pas l’argent, mais surtout, nous ne sommes pas soumis à cette réglementation car nous ne sommes pas un établissement recevant du public », ajoute Mohammed Jemal.

Cette histoire fait polémique désormais. Elle est notamment arrivée jusqu’aux oreilles du collectif féministe #NousToutes.