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Info locale

Aulnay-sous-Bois veut restaurer le dialogue entre la police et les jeunes

06 septembre 2017 à 10h37 Par Mikaël Livret
Crédit photo : DR

Aulnay sous Bois veut tester la police de sécurité du quotidien. Le maire et ancien policier Bruno Beschizza (LR) s'est dit prêt à l’expérimenter dès le début 2018. Les territoires retenus pour ce test devront organiser leur dispositif d'ici à la fin de l'année.

Le maire (LR) d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et ancien policier Bruno Beschizza s'est dit prêt à expérimenter dans sa ville la "police de sécurité du quotidien" promise par Emmanuel Macron, dans un courrier rendu public mardi. Le lancement de ce chantier sensible est prévu pour cet automne selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Les premières expérimentations auront lieu dès le début 2018 et les territoires retenus pour l'expérimentation devront organiser leur dispositif d'ici à la fin de l'année. 

Emmanuel Macron avait plaidé pour la création d'une police de la sécurité quotidienne peu après l'affaire Théo, du nom du jeune homme grièvement blessé lors de son arrestation en février à Aulnay-sous-Bois (93). Quatre policiers sont mis en examen dans ce dossier, dont un pour viol. "Le dialogue semble rompu entre une partie de la population et les forces de l'ordre, en particulier dans le quartier de la Rose des Vents", théâtre de l'arrestation de Théo, souligne le maire d'Aulnay-sous-Bois. "La perte de confiance d'une partie des habitants envers les forces de l'ordre a compliqué, voire réduit, la présence de ces dernières dans certains quartiers", ajoute-t-il.

Une mesure plébiscitée par les Français

84% des Français favorables au retour d'une police de proximité dans les quartiers. Selon le dernier baromètre réalisé par Fiducial/Odoxa, la proposition de renforcer la sécurité dans les quartiers est jugée comme une mesure «efficace». Par ailleurs, 69% des sondés sont favorables à une amende pour les consommateurs de cannabis.

Les français veulent d’autres solutions

En mars dernier, six Français sur dix attendaient «avant tout des solutions» pour lutter contre l'insécurité chronique qui empoisonne leur quotidien: ils citaient d'abord à 29 % la délinquance de voie publique (vols, insultes, dégradations), mais aussi les «attaques aux biens et aux personnes» (23 %). Une mesure fait quasi consensus : les caméras piétons sur les uniformes des forces de l’ordre. Pour 85% des interrogés cela permettrait d'éviter les contestations des infractions, les bavures policières pour 82 % mais aussi les violences à l'encontre des forces de l'ordre et les protéger davantage (76 %).