Bac 2020 : #JaiMonBac, les lycées célèbrent déjà leur diplôme

4 avril 2020 à 14h45 par Aurélie AMCN

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A cause du covid-19, le Baccalauréat 2020 sera validé en contrôle continu
Crédit : Pixabay

« L'ensemble des épreuves du baccalauréat sera validé en contrôle continu ». Voici l'annonce faite par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale. Sa décision a aussitôt fait réagir les futurs bacheliers sur les réseaux sociaux.

C’est une première historique ! En raison de l’épidémie de coronavirus, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que les épreuves du baccalauréat 2020 ne pourraient pas se dérouler normalement en juin prochain.

UN « VÉRITABLE BACCALAURÉAT », MAIS SANS ÉPREUVES

Conséquences : les lycéens seront uniquement évalués en « contrôle continu », à savoir avec la moyenne des notes obtenues au cours des trois semestres de l’année (hors confinement). Aucune épreuve écrite, ni orale. Il s’agit d’un scénario inédit qui a beaucoup fait réagir les principaux concernés : les professeurs et surtout les élèves de Terminale.

Certains futurs bacheliers s’inquiètent de la valeur du diplôme 2020. « Ce baccalauréat sera un véritable baccalauréat », a pourtant assuré le ministre en conférence de presse. D’autres regrettent déjà d’avoir envisager de tout miser sur les épreuves écrites et orales de l’examen, sans fournir les efforts nécessaires pendant l’année.

« BRAVO À TOUS CEUX QUI ONT DÉJÀ LEUR BAC »

Et puis, il y a ceux qui se réjouissent de la décision du ministre de l’Education nationale. Ils célèbrent même déjà leur diplôme sur les réseaux sociaux avec le hashtag #J’aiMonBac, tout en narguant les autres générations (voir tweets ci-dessous).

Les élèves ayant obtenu une moyenne entre 8 et 10 sur 20 pourront accéder aux rattrapages qui, selon le ministre, se dérouleront dans les « conditions habituelles » en juillet. Une session sera toutefois organisée en septembre. Pour les élèves de Première, seul l’oral de français est maintenu. L’épreuve pourrait avoir lieu fin juin ou début juillet, en fonction de l’évolution de l’épidémie.