Covid : toujours pas d'explosion du nombre de cas, mais toujours pas de certitude

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La moyenne du nombre de nouveaux cas quotidiens sur les sept derniers jours est stable, voire a tend
Crédit: Pixabay - photo d'illustration

17 février 2021 à 8h18 par Iris Mazzacurati

Un mois après la généralisation du couvre-feu à 18h et plus de deux semaines après la décision de ne pas reconfiner, l'explosion des cas de Covid-19 redoutée à cause des variants n'a toujours pas eu lieu, mais la plupart des spécialistes appellent à la prudence.

"On s'attendait à ce que l'explosion soit plus rapide", a concédé mardi 16 février sur BFMTV Pascal Crépey, épidémiologiste à l'Ecole des Hautes études en Santé publique (EHESP). "Mais en janvier, on projetait que le variant anglais serait dominant en mars. On n'est pas encore totalement dans l'erreur", a-t-il nuancé.

Avec 18 000 nouveaux cas quotidiens en moyenne sur les sept derniers jours, le nombre est stable, voire a tendance à baisser. Le même calcul, effectué le 2 février, donnait une moyenne de 20 000 cas par jour.

Le nombre de malades hospitalisés pour le Covid se maintient autour de 26 000 (26 195), et celui des patients en réanimation autour de 3 000 (3 358, selon les dernières données mardi).

"Pour l'instant, malgré la plus grande contagiosité" des variants, "il y a un contrôle de l'épidémie", grâce aux mesures-barrières et à la politique de tests et d'isolement, a estimé l'épidémiologiste belge Yves Coppieters sur BFMTV.

Tout en appelant à ne "pas relâcher l'effort", il a jugé que l'arrivée des variants avait pu donner lieu dans "tous les pays européens" à un "excès de pessimisme" et une "anxiété trop importante".

"J'espère qu'au final on se sera trompé" car cela voudra dire que l'impact du couvre-feu à 18h, généralisé dans toute la France le 16 janvier, aura été plus fort qu'estimé, a renchéri Pascal Crépey. "Mais la proportion (de variants dans l'ensemble des cas) continue d'augmenter", ce qui peut être le signe d'une "lame de fond sous-jacente qui va malheureusement émerger à un moment où à un autre", a prévenu l'épidémiologiste.

Ne rien lâcher

De fait, les autorités sanitaires se préparent à une nouvelle vague épidémique : les établissements de santé doivent activer "a minima" leur "plan de mobilisation interne", premier niveau du "plan blanc", d'ici jeudi, selon une circulaire du ministère de la Santé.

Pour tenter de mieux cerner la progression des variants, des spécialistes réclament un effort sur le séquençage génétique qui permet de les repérer.
"Il faut séquencer urgemment (...). On est capable de faire aussi bien qu'en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis", a déclaré à l'AFP le généticien lillois Philippe Froguel.

En attendant, la course à la vaccination se poursuit. Un peu plus de 3,1 millions de personnes ont reçu au moins une injection, dont 815 000 ont eu leurs deux doses. Et le nombre de rendez-vous connaît "une accélération ces derniers jours", a affirmé mardi la plateforme Doctolib.



(Avec AFP)

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