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Grève du 5 décembre : que risquez-vous à ne pas aller travailler ?

02 décembre 2019 à 10h52 Par Mikaël Livret
Volontairement ou involontairement, il n'est pas conseillé de restez chez soi, même en cas de grève dans les transports.
Crédit photo : PxHere

C’est le sujet d’inquiétude de centaines de milliers de Franciliens : comment se rendre au travail jeudi 5 décembre, jour de mobilisation contre la réforme des retraites ? Plan B ou télétravail, certains vont choisir de ne pas aller travailler du tout. Que risquent-ils ?

Avez-vous le droit de ne pas aller au travail ? Le jeudi 5 décembre s’annonce comme une journée de mobilisation d’ampleur dans beaucoup de secteurs d’activité, des transports à l’hôpital en passant par les profs ou les routiers…

Pas simple dans ces conditions d’être à l’heure au boulot, ou d’y arriver ! Avez-vous le droit de ne pas aller travailler ? La réponse est non. Le droit du travail ne permet pas de sécher le bureau en cas de grève dans les transports. Rien n'oblige non plus l'employeur à autoriser son salarié à quitter le travail plus tôt. En pratique, les sanctions ne sont pas courantes mais le risque existe, même en cas de grève.

Peut-on être contraint de poser sa journée ? 

Pour prévenir ces problèmes, il peut être utile de signaler son retard ou son absence par écrit et de demander une attestation aux services de transport (si vous trouver une personne derrière les guichets de votre gare). L'employeur n'a, en revanche, aucune obligation de vous payer les jours d’absence plus ou moins forcés.

Dernière interrogation : peut-on être contraint de poser sa journée ? Là encore, la réponse est négative. Un employeur ne peut pas obligé ses salariés à poser un jour de congé à une date qui l'arrange. Mieux vaut s’organiser avant, d’autant que la RATP a, par exemple, déjà listé des partenaires possibles pour se déplacer le 5 décembre.