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Info locale

Mains brûlées à Mantes-La-Jolie en 2017 : mise en examen d’un 5e policier

22 juillet 2021 à 15h44 Par Iris Mazzacurati
En 2017, un homme interpellé pour outrage dans le quartier du Val Fourré avait eu les mains menottées contre un chauffage défectueux, provoquant de graves brûlures.
Crédit photo : CC0 - photo d'illustration

Un cinquième policier a récemment été mis en examen dans l'affaire du jeune homme ayant eu les mains brûlées dans un fourgon de police à Mantes-La-Jolie dans les Yvelines en 2017.

Agé de 31 ans, ce policier a été mis en examen début mai pour blessures involontaires ayant entraîné une incapacité supérieure à trois mois, à l'instar des quatre autres policiers déjà mis en examen dans cette affaire et âgés de 26, 35, 37 et 38 ans.

"Plus les mises en examen tombent plus le dossier prend en épaisseur et commence à rendre difficile à croire la thèse de l'infraction involontaire", a réagi auprès de l'AFP Me Calvin Job, avocat du jeune homme blessé.

"L'erreur vient de l'administration"

Le 7 novembre 2017, un homme âgé de 27 ans interpellé pour outrage dans le quartier populaire du Val Fourré avait eu les mains menottées contre un chauffage défectueux à l'intérieur d'un fourgon de police l'emmenant au commissariat, provoquant de graves brûlures aux deuxième et troisième degrés.

Il a depuis subi deux greffes de peau et une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à trois mois lui a été prescrite. Il est "actuellement à 80% handicapé", a précisé son avocat.

"Il n'y a pas eu de manquement" de la part des policiers, a assuré à l'AFP Julien Le Cam, représentant du syndicat Alliance dans les Yvelines. "Mes collègues ne sont pas médecins, dès qu'ils ont constaté que l'individu était blessé, ils ont fait appel aux pompiers. C'est le camion qui n'était pas équipé d'une grille de protection. L'erreur vient de l'administration qui n'a pas bien équipé le véhicule", a-t-il affirmé.



(Avec AFP)