Missionnés pour assouvir un fantasme sexuel, ils se trompent de maison

4 juin 2020 à 10h18 par A.L.

VOLTAGE
Photo d'illustration
Crédit : Pixabay

Il y a plusieurs mois, deux Australiens, missionnés pour entrer par effraction dans la maison d'un homme souhaitant assouvir un fantasme sexuel de domination, s'étaient en fait trompés d'adresse.

Terrence Leroy, originaire de Sydney, et un associé, se sont présentés un dimanche matin de juillet 2019 à Goolgowi, armés et prêts à assouvir les fantasmes sexuels d'un client qui les avait contactés sur Facebook, selon des documents rendus publics par le tribunal de district de Nouvelle-Galles du Sud. Croyant que ces deux intrus étaient un ami qui avait l’habitude de venir lui préparer son café, le propriétaire de la maison où ils ont pénétré a d’abord eu le réflexe de leur lancer : "Casse toi! Il est trop tôt". Malheureusement, c'était trop tard. Quand les intrus ont annoncé le nom de leur client, l’homme encore dans son lit a allumé la lumière et a découvert avec stupeur les deux compères dans sa chambre brandissant des machettes.

Déclaré non coupable

Réalisant la méprise, un des deux associés présenta ses excuses et serra la main de l'homme. Lors du procès, l'avocat de Terrence Leroy affirma qu'il n'avait nullement eu l'intention d'intimider qui que ce soit. "Il y avait un contrat commercial pour l'attacher et caresser avec un balai l'homme à moitié nu en sous-vêtements", a-t-il déclaré. Le duo est ensuite reparti à la bonne adresse. Le vrai client, qui était disposé à payer 5 000 dollars australiens (environ 3 000 euros) si la prestation était "vraiment bonne", leur a alors préparé le petit-déjeuner et Mr Leroy s'est endormi sur le canapé sans honorer sa mission. Appelée par l'habitant de la première maison, la police est alors arrivée sur les lieux peu de temps après. Lors du procès, le juge a néanmoins statué que Mr Leroy s'était bien trompé d'adresse et n'avait aucune intention d'être violent. "Les machettes étaient pour eux des accessoires. Le scénario n’était pas écrit et ils avaient toute latitude pour effectuer leur prestation", a-t-il reconnu. Poursuivi pour "intimidation", M. Leroy a été blanchi de toute infraction le 15 mai dernier.