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Info générale

Onze vaccins obligatoires dès le 1er janvier 2018 !

31 août 2017 à 10h18 Par Mikaël Livret
Crédit photo : DR

Actuellement, seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires en France : contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP). L'entrée en vigueur des onze vaccins obligatoires pour les enfants sera effective à partir du 1er janvier 2018, a précisé ce jeudi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Voilà une information qui risque d'alarmer bien des parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants. Elle avait promis une mise en œuvre en 2018, la ministre précise que l'entrée en vigueur des onze vaccins obligatoires pour les enfants sera effective à partir du 1er janvier 2018.

Que propose la ministre ?

Aujourd’hui, seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires : la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Huit autres (coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C) sont fortement recommandés, notamment en fonction de l’exposition de l’enfant aux risques. Agnès Buzyn souhaite donc les rendre tous obligatoires sur une période limitée, de cinq à dix ans.

Elle rappelle que des enfants continuent de mourir de maladies que des vaccins seulement recommandés pourraient empêcher : la rougeole a notamment causé la mort de 10 enfants depuis 2008. « Le taux de couverture est de 75 % alors qu’il devrait être de 95 % » a-t-elle déclaré. « On a le même problème avec la méningite. Il n’est pas supportable qu’un ado de 15 ans puisse mourir parce qu’il n’est pas vacciné ».

Pourquoi aussi vite ?

Les trois vaccins actuellement obligatoires font l’objet de trois injections groupées (DTP) avant l’âge de 18 mois. Depuis 2008, ce « cocktail » n’est plus commercialisé seul, mais accompagné d’autres vaccins recommandés et ainsi vendus plus cher.

Trois choix s’offraient alors à la ministre : obliger la commercialisation du DTP seul, supprimer toute obligation vaccinale ou étendre l’obligation. Le ministère a donc opté pour la dernière option, soutenu par plusieurs organisations médicales.

Polémique sur les adjuvants

Cet été, les tensions se sont accrues entre les anti-vaccins et la ministre. Notamment sur la question des adjuvants. Les adjuvants utilisés dans la fabrication des vaccins « ne sont pas nocifs », a assuré la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Elle a qualifié les craintes exprimées par des associations et certains médecins de « désinformation » des réseaux sociaux.