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Info locale

Paris : accusé d’agressions sexuelles, le chef Taku Sekine met fin à ses jours

30 septembre 2020 à 11h30 Par Mikaël Livret
Visé par des ragots mensongers selon sa famille, le chef était en dépression depuis plusieurs semaines.
Crédit photo : @takdersou

Sa compagne l’a annoncé sur les réseaux sociaux mardi 29 septembre dans la soirée. Taku Sekine était le chef des restaurants le Dersou (12e arr) et Le Cheval d’Or (19e arr), à Paris.

Le chef japonais Taku Sekine a mis fin à ses jours, a annoncé sa compagne sur les réseaux sociaux. Chef des restaurants parisiens le Dersou et le Cheval d’Or, Taku Sekine se serait suicidé à cause de « ragots mensongers » sur des accusations d’agressions sexuelles, affirme sa famille dans un communiqué.

Le chef, formé par Alain Ducasse, l'un des grands noms de la cuisine française, avait ensuite rejoint le palace parisien Plaza Athénée, puis la célèbre chef Hélène Darroze. Il a « mis fin à ses jours, emporté par une grave dépression consécutive à sa mise en cause publique - sur les réseaux sociaux et sur un site spécialisé -, avec une récurrence s'apparentant à un véritable acharnement », poursuit le texte.

Une rumeur le liait à des accusations d'agressions sexuelles

« À la fin du mois d'août, le site d'infos sur la restauration Atabula s'est fait l'écho d'une enquête journalistique en cours sur le sujet, évoquant un célèbre chef parisien », rapporte le magazine Vanity Fair dans son édition française. Le nom du chef n'y était pas mentionné, aucune des personnes interrogées n'ayant porté plainte.

Quelques semaines plus tard, face aux spéculations, le journal décide de dévoiler l'identité du chef et cite explicitement Taku Sekine, avec l'explication suivante : "Il y a quelques semaines, nous avons publié une longue enquête sur les violences sexuelles en cuisine, et de nombreux noms ont été cités pendant les multiples entretiens menés. Un seul revenait sans cesse, avec des faits précis et graves. Ce nom lâché ne sortait donc pas de nulle part, il était le fruit d’un travail journalistique, avec des sources croisées. Peut-être aurions-nous dû publier son nom à ce moment-là. Mais tel n’a pas été mon choix, espérant peut-être que d’autres s’en chargeraient et que, surtout, cela pousserait les victimes à déposer plainte, un acte aussi difficile que salutaire."