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Pollution : des maires de banlieue refusent de bannir les véhicules polluants

17 mai 2019 à 14h16 Par Virgil Bauchaud
Crédit photo : Wikipédia

Au 1er juillet, certains véhicules polluants seront interdits en proche banlieue. La décision, de bannir ou non ces véhicules polluants, revient aux communes. Mais beaucoup ne souhaitent pas aller dans cette direction.

La mesure est censée rentrer en vigueur dans un peu plus de deux mois, mais c’est encore le flou total pour les automobilistes. En novembre dernier, le conseil du Grand Paris votait, sur le principe, la création d’une Zone à Faible Émission. Autrement dit, l’idée de bannir dès ce mois de juillet 2019 les véhicules les plus polluants à l’intérieur d’une zone délimitée par l’A86. Au total, 118.000 véhicules seraient concernés, comme les diesels d’avant le 31 décembre 2000 et les essences immatriculé avant 1997.

Mais au-delà du vote du Grand Paris, il revient en fait à chaque commune d’accepter ou non la mise en place de cette mesure. Le Parisien révèle ainsi que 25 maires sont contre, sur 78 communes concernées. En revanche, 34 villes affirment qu’elles vont signer un arrêté anti-pollution (Aubervilliers, Pantin, Rosny-sous-Bois, Montrouge, Asnières-sur-Seine notamment). Une vingtaine d’autres communes hésiteraient encore.

Parmi les villes qui refusent de sanctionner les propriétaires de vieux véhicules en adoptant la mesure, on retrouve Saint-Denis, Bondy, Bobigny, Romainville en Seine-Saint-Denis. Mais aussi Gennevilliers, Colombes, Saint-Cloud, Clamart, Ivry, Vitry ou Créteil. Ces communes évoquent notamment le manque d’accompagnement auprès des habitants qui souhaiteraient changer de véhicule.